FORCE DE REFLEXION 04

 

Il est aisé de constater que l’humanité regorge de personnes dotées d’un fort coefficient intellectuel, mais affligées d’un corps malade, ou d’un tempérament indiscipliné ou nonchalant, qui leur interdit de se servir efficacement de leur intelligence, ou au contraire d’un caractère trop soumis qui les empêche d’afficher le génie créatif qui pourrait les faire progresser socialement. D’autres, en bonne santé et d’une personnalité énergique mais d’un faible niveau intellectuel, se trouvent tout aussi incapables de réussir seules.  A coté de ceux-là, on voit s’accomplir des individus aux performances, dans les trois domaines précités, tout à fait moyennes, mais qui réalisent l’accord corps-âme-esprit : c’est que ce qui importe, ce n’est pas la performance en tel ou tel domaine, mais l’harmonie entre les trois.


Une réaction récurrente de nos contemporains, lorsqu’ils sont indignés de telle mesure gouvernementale ou de tel changement social, est de l’accepter dès lors qu’une loi a été votée à son sujet, ou qu’un assez grand pourcentage de personnes s’y sont abandonnées. L’acerbité d’hier se mue en assentiment étayé par des formules toutes faites et répétées à l’envi, telles que « Les choses évoluent », « De toutes façons la loi est passée », « Il faut vivre avec son temps » etc… A les entendre, le simple fait qu’un évènement ait eu lieu suffit à lui conférer une irrévocable légitimité ; j’ai alors parfois envie de leur asséner une solide paire de gifles, pour voir s’ils y trouveront un bien-fondé du seul fait de l’avoir reçue… ils ont tendance à considérer l’Histoire comme une entité autonome qui suivrait un cours prédéterminé auquel les hommes n’auraient qu’à s’abandonner, comme si c’était l’Histoire qui faisait les hommes, alors que ce sont des hommes qui font l’Histoire. De surcroît, ce prétendu « sens de l’histoire » est selon eux nécessairement une évolution, et ceux qui s’y opposent des rétrogrades, des insensés voulant nager à contre-courant dans le fleuve d’Héraclite. Qu’un évènement se soit produit, non seulement le justifie, mais de surcroît lui décerne une valeur positive puisqu’il va dans le sens de « l’évolution »; si ces gens trouvaient un soir leur domicile dévasté par des vandales, je me demande s’ils verraient là une « évolution » vers un nouvelle décoration d’intérieur pour justifier cette modification de leur cadre de vie… D’ailleurs le terme même d’ »évolution » est inapproprié, car il suppose un passage du plus simple vers le plus complexe, vers le plus varié. Or, sur le plan alimentaire par exemple, les décisions de Bruxelles visent toujours à une standardisation par éradication des particularismes provinciaux ; sur le plan biologique, l’idéologie du métissage tend à l’instauration d’une « race humaine » unique par mélange des races existantes. C’est donc plutôt d’une involution qu’il faut parler puisque lorsqu’on considère les changements à l’œuvre depuis ces dernières décennies, on y voit plutôt un appauvrissement qualitatif. Bien entendu, rien de tout cela n’est naturel ni irrémédiable, mais bien la résultante de volontés ne se révélant jamais au grand jour mais parfaitement conscientes, ordonnées et sans relâche agissantes. Ce sont ces forces – ces « francs-maçonneries » de ploutocrates apatrides – qui entretiennent cette mystification actualiste comme quoi certaines idées doivent être frappées de péremption au fur et à mesure que l’histoire se déroule. Or rien n’est plus faux : ce sont les formes sous lesquelles ces idées se manifestent qui se périment, mais non les valeurs qu’elles représentent. Il n’y a pas de valeurs « actuelles » ou « dépassées », il y a des manières modernes ou obsolètes de les présenter et de les faire vivre. En revanche il y a de bonnes et de mauvaises valeurs, quel que soit l’habit dont on les pare, et dans ces dernières il y a le consumérisme, le métissage. Il convient de rompre avec certaines représentations des bonnes valeurs, qui les font mal comprendre des masses, mais non avec ces valeurs elles-même. En clair, en un temps où l’ennemi se présente comme libérateur des sens et rédempteur des esprits, ce n’est pas en agitant des drapeaux nazis ou des crucifix qu’on va convaincre nos contemporains qu’ils sont floués, mais bien en combattant le rival sur son propre terrain, en le prenant à son propre jeu, avec ses propres armes. Depuis Epicure nous savons que l’équilibre psychique s’acquiert par la connaissance qui apaise l’inquiétude existentielle. Exalter en soi, et s’efforcer de hisser à leur plus haut degré, les potentialités uniques constitue tant le but que l’explication de la présence dans le monde. Qui donne un sens à sa vie uniquement par le travail, sans discernement, a une mentalité d’esclave – quel que soit le poste qu’il occupe par ailleurs dans la société. Utiliser ses facultés intellectuelles au seul assouvissement des besoins matériels et à l’accumulation se présente comme une régression vers l’animalité. Et ce, au degré le plus bas, puisque les mammifères évolués ont le sens de la protection de leur progéniture, ce qui fait défaut à de plus en plus de nos contemporains, trop occupés à satisfaire l’éternelle enfance qu’est leur existence d’adulte.


Pseudo-rebelles abonnés aux prébendes du Système, les « artistes » commettant à grands frais l’attentat à la beauté, les cinéastes glorifiant le sexe honteux, les pitres médiatiques parés du titre d »hommes politiques » _ en cela c’est l’anomie qui prévaut. Mais simultanément, le même Etat étend toujours plus son emprise sur la vie privée des citoyens, sur leur pensée, multiplie les contrôles bureaucratiques, les interdictions envahissent la vie quotidienne, la « bienpensance » antiraciste et universaliste érigée en dogme fabrique du conformisme  et musèle législativement toute opposition véritable – et en cela c’est la tyrannie qui s’impose. Ce n’est plus le manque de lois et de règles qui ne garantit plus la régulation sociale, mais leur surabondance: l’insécurité devient un élément de contrôle social,   les délinquants de droit commun étant utilisés pour maintenir soumis les honnêtes citoyens. L’anomo-tyrannie repose sur un renversement des valeurs qui juge la « valeur sociale » des actes illégaux plutôt que la gravité des faits pour les victimes effectives. Ainsi, la hiérarchie est inversée entre les biens et les personnes : qui défend son domicile contre un agresseur nocturne et le tue malencontreusement sera plus lourdement condamné qu’un violeur; qui critique publiquement l’islam sera poursuivi devant les tribunaux par le procureur, bras séculier d’une justice prétendument laïque, pour provocation publique à la discrimination religieuse; et ainsi de suite. L’anomo-tyrannie repose en outre sur l’idée qu’il n’y a pas, d’une part une majorité pacifique, et d’autre part une minorité criminelle. Un des fondements en est la suspicion permanente des honnêtes gens et l’interdiction de stigmatiser les criminels effectifs, c’est-à-dire les gens qui emploient la violence dans le quotidien pour parvenir à leurs fins, sous peine de tomber sous le coup de quelque loi « anti-discrimination ». Ainsi, la délinquance immigrée serait la faute des autochtones, non plus victimes des méfaits desdits immigrés, mais coupables de ne pas les avoir assez bien accueillis. Tout citoyen européen Blanc est donc suspecté de xénophobie « par défaut », ainsi que le confirme en France la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 stipulant qu’en cas d’accusation d’un Français de souche par un chromatoderme, la charge de la preuve repose sur l’accusé qui doit prouver qu’il n’a pas discriminé. Peut également être considéré comme élément de tyrannie un accroissement abusif de la fiscalité, en ce sens que des impôts de plus en plus lourds restreignent la liberté du citoyen honnête en diminuant le pourcentage de revenus qu’il peut dépenser à sa guise, et en augmentant celui qui lui est soustrait pour financer les délires des « idéologues » antiracistes et le terrorisme intellectuel pseudo-éthique: cette bien-pensance antiraciste, tentacule du mondialisme disséminée dans de nombreux domaines de la société à travers les grands médias traditionnels, chez les « intellectuels » en vogue, les politiques de premiers plans et de toutes tendances -  et bien sûr par le puissant lobby des associations antiracistes. Tout ce monde milite pour l’instauration durable et incontestable d’un antiracisme officiel, à sens unique, car financé par le contribuable français, qui autoproclame son idéologie « morale officielle » avant de la dresser en politique publique obligataire. La durabilité de cet état de fait repose sur deux moyens principaux : Le premier, c’est de relativiser la gravité du crime violent: des termes comme « justice sociale », « violence sociale », « insécurité sociale », quotidiennement utilisés par les médias,  tendent à affaiblir ces termes en les globalisant: après tout, si c’est « social », c’est un peu la faute de tout le monde - donc de personne. Le même principe était utilisé autrefois contre les femmes violées, qui se trouvaient souvent implicitement accusées d’avoir provoqué leur violeur et de victimes devenaient ainsi presque coupables, mais il s’applique maintenant à la majorité Blanche et travailleuse de chaque pays occidental. Le second, c’est de jeter la suspicion permanente sur les honnêtes gens. Le message sous-jacent, c’est : « N’ayez pas peur des délinquants dont les nuisances ne sont que l’expression d’un mal-être, mais de votre voisin de palier qui par son égoïsme de nanti la provoque« . Les immigrés musulmans, par exemple, sont présentés comme étant dans leur immense majorité respectueux de valeurs familiales, mais les Européens de souche comme pédophiles présomptifs; plus une personne semblera calme et équilibrée, plus elle sera suspectée de refouler d’inavouables pulsions, alors que l’extraverti jusqu’à la grossièreté sera tenu comme « s’assumant »; et ainsi de suite… Le terme anomisme étant aussi utilisé pour désigner des groupes à l’intérieur d’une société souffrant du chaos dû à l’absence de règles communément admises implicitement ou explicitement de bonne conduite ou, pire, dû au règne de règles promouvant perte ou l’effacement des valeurs (morales, religieuses, civiques…) : si existe une pléthore de lois protégeant l’affect des « minorités visibles », il n’y en a aucune interdisant d’insulter la France… c’est que sont deux types de morale, chacune correspondant à des exigences foncièrement différentes: la morale immanente et la morale transcendentale. La première est une morale civique, immanente en cela qu’elle est le minimum biologique comportemental permettant la bonne vie en société pour un peuple ou une race donné. Elle a été, depuis l’Antiquité hellénistique, richement agrémentée par notre civilisation policée, pour devenir esthétique de vie, sens de l’honneur, raffinement des moeurs, mais fut toujours justifiée par la seule nécessité des hygiènes sociale et mentale auxquelles il fallait se conformer parce qu’ayant un effet globalement positif, et suffisamment reconnu comme tel, par le groupe humain qui l’avait créée. La morale transcendentale en revanche est censée émaner d’une autorité supra-humaine – peu importe qu’il s’agisse d’un quelconque dieu, d’une classe sociale ou de la nature qui serait elle-même intrinsèquement bonne ; cette autorité ayant pour fins la bonté humaine et disposant pour y parvenir de règles préétablies, immuables et surtout indifférentes à la réalité. Ce système caractéristique des monothéismes s’est sécularisé au XX° siècle pour devenir un procédé de domination des populations occidentales, « l’éthique » des Droits de l’Homme réunissant postmarxistes et capitalistes spéculatifs apatrides pour définir une nouvelle notion du Bien absolu et incontestable sous la forme de la démocratie libérale et du « monothéisme de marché ». Dans cette optique, toute idéologie critiquant ou s’opposant à cette vision des choses devient le Mal absolu, ses représentants pouvant alors être déshumanisés et réifiés: car jugé, non d’après ce qu’il a commis, mais d’après les intentions qu’il y a mises ! Voila pourquoi, dans nos sociétés consuméristes, le militant nationaliste est condamné plus durement que le voleur. L’écart important entre les théories idéologiques et valeurs communément enseignées, et la pratique dans la vie quotidienne (l’immigration voulue comme un enrichissement et par conséquent non considérée comme un facteur aggravant de délinquance, par exemple) ainsi que la relativisation des moyens culturels à travers la pluralisation, ont abouti aux insécurités du comportement et de l’orientation, à l’individualisation et à la désintégration sociale, le tout sous l’égide de ceux censés garantir la stabilité et la pérennité de la Nation.


Pour choisir les élites chargées de gouverner la Nation, les démocraties ont institué le principe de la « méritocratie » : une série d’écoles, d’examens et de concours est censée sélectionner les « meilleurs » dans la masse de la population astreinte dès sa prime jeunesse à ingurgiter une foule de connaissances qui seront inutiles à la plupart.  Ce ne sont donc pas les plus intelligents, ni les plus élevés moralement, mais les plus opiniâtres qui arrivent au bout de ce parcours du combattant. La seule caractéristique qui fait toute la différence  entre eux et ceux qu’ils vont être chargés de diriger est un degré d’ambition personnelle paroxysmique. Or chacun sait que ceux qu’on appelle les « ambitieux » sont des déséquilibrés mentaux qui ont constamment besoin de se réaffirmer – ce qui prouve une grande faiblesse morale intérieure – et surtout ne se soucient absolument pas des peuples dont ils ont la charge (hormis naturellement en période électorale). C’est que ce « principe de méritocratie » est un délire issu du rêve égalitaire franc-maçon en ce sens qu’il est censé donner « l’égalité des chances » à chaque citoyen dans une course imposée à la meilleure place dans la société. Or ce n’est pas parce que quelqu’un veut diriger un organisme qu’il est apte à le faire – comme ce n’est pas parce qu’on se cultive qu’on devient intelligent : c’est tout le contraire. De même que c’est parce qu’on est intelligent qu’on se cultive, et non l’inverse, on est apte à diriger parce qu’on est né ainsi, et non pas parce qu’on a fait des études. Ce n’est pas une quelconque formation intellectuelle et culturelle qui fait une élite, mais l’élite qui fait que cette formation intellectuelle et culturelle existe et qu’elle doit lui être réservée. Cette formation intellectuelle et culturelle est indispensable pour les futurs dirigeants d’une Nation, et ne doit en aucun cas se transformer en outil de sélection appliqué à la multitude, qui n’a pas à la recevoir. le but est premier dans l’ordre de l’intention, mais il est dernier dans l’ordre de l’exécution. La sélection doit se faire d’abord et la formation intervenir après. Et cette sélection doit prendre en compte, non seulement les dispositions intellectuelles, mais les caractéristiques morales dont cette fameuse « ambition » doit être bannie ! Au contraire, on recherchera celle du détachement, et principalement celle du détachement dans l’action, qualité morale s’il en est. Certes la pugnacité est vertu louable, mais si elle n’est pas tempérée par une certaine élévation spirituelle, elle dégènère en stérile obstination. Et l’élévation spirituelle ne s’acquiert pas, ne s’apprend pas, elle est innée ou n’est pas. L’autorité authentique se caractérise par une manière d’agir directement sur les subordonnés non par la coercition ou leur approbation préalable, mais par sa simple présence : commander ne se mérite ni ne s’achète. Dans le système démocratique,  l’exercice de la puissance est un compromis collectif entre un individu qui la recherche, et la multitude en quête d’une personne à laquelle elle puisse conférer le prestige de cette puissance :  la masse se caractérise par son renoncement à l’exercice de la puissance, et ses chefs par leur appétit de pouvoir qui n’est qu’une hypertrophie du thymos – donc un déséquilibre psychique. Dans une société idéale, les élites seront débarrassées des fourches caudines électorales qui abaissent les dirigeants au niveau des dirigés, car le but des élections étant l’approbation générale, cela oblige le soi-disant « supérieur » à se mettre au niveau des subalternes. Il devient quémandeur auprès de l’inférieur car il a un intérêt personnel à  maintenir ces relations hiérarchiques en vertu desquelles il peut apparaître de manière visible comme  dirigeant. Cela est une inversion de ce qui doit être : ce n’est pas le plus élevé qui doit avoir besoin du moins élevé, mais l’inverse.  C’est  la demande d’autorité venant des basses classes qui est la véritable base de toute hiérarchie. Et c’est le supérieur, fort d’un prestige naturel, d’une autorité innée et d’un calme spirituel que le démocrate le mieux élu ne pourra jamais posséder, qui répond à cette demande uniquement parce qu’il la considère comme un devoir social, comme un devoir, et non par ambition personnelle.  Et c’est la multitude qui doit lui en être reconnaissante,  non l’inverse.  Ainsi renaîtra la seule véritable noblesse digne de ce titre. Sous l’Ancien Régime, la possession et la richesse ne s’acquéraient point par un travail humiliant et répétitif, mais étaient concédées en fonction de la valeur humaine, de la stature psychique et de la noblesse d’âme de celui à qui elles échoyaient. La répartition des biens matériels était proportionnelle à la valeur morale et spirituelle des personnes, et non à leurs capacités au mensonge et à la flagornerie, apanages de ce nouveau héros affligeant des temps modernes, le « commercial », dont ce sont les principales vertus tant il est vrai qu’on ne s’enrichit point par la seule ardeur au travail, sans quoi les coolies de l’Extrême-Orient seraient les gens les plus prospères au monde. Il y avait un rapport entre personnalité et richesse, entre fonction sociale et propriété, qui ne devait rien à un quelconque « mérite » dans le sens besogneux que ce mot a pris aujourd’hui. La puissance et la richesse étaient associées car la richesse se fondait sur la puissance, et non comme maintenant ou c’est la puissance qui se base sur la richesse, ce qui permet par le biais du « jeu démocratique » – une campagne électorale coûtant d’autant plus cher que le suffrage est universel, donc concerne un grand nombre de personnes – à un maraîcher enrichi, à un analphabète ayant gagné au loto ou à un truand d’influer sur la politique d’une cité, d’une région, voire d’un pays tout entier.


Un pourcentage non négligeable de Noirs déguisent leur soif d’assistanat par un soi-disant combat mémoriel. Un nouvel acte de cette farce révoltante vient, 165 ans après l’abolition de l’esclavage, d’être mis en scène par le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) qui demande des comptes à la Caisse des Dépôts & Consignations (CDC). À l’occasion de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage de 2013, le CRAN a déposé le 13/05/2013 une assignation en justice visant la CDC et deux de ses filiales; y sont mises en cause les sommes versées par Haïti en contrepartie de son indépendance, que la CDC a encaissées pendant des années. Elle «est complice d’un crime contre l’humanité», a déclaré Louis-Georges Tin, actuel président du CRAN, accusant la banque d’Etat d’avoir joué «un rôle considérable dans l’esclavage». L’action engagée s’inscrit dans une démarche plus globale, qui pourrait ensuite s’étendre à des banques privées ou des groupes sucriers. Le but, selon le CRAN : alimenter le débat. Nous pensons plutôt: alimenter les caisses « noires » avec les impôts prélevés sur le travail des Français. Naturellement, un sondage IFOP commandé par le CRAN indique que 63% des habitants des départements d’outre-mer sont favorables à des réparations, «qu’elles soient morales ou financières». «Faute de solution politique, nous menons le débat sur le plan juridique», estime Louis-Georges Tin, révélant ainsi le caractère parasitaire de son association, tout autant que l’état d’Israël qui rançonne l’Europe avec son mensonge de la Shoah et du soi-disant « holocauste ». C’est que le CRAN calque son comportement – on n’oserait parler d’éthique – sur l’exemple du parasite juif : créé en 2005 et regroupant 120 associations et fédérations d’associations ayant pour objectif la lutte contre les discriminations ainsi que la mémoire de l’esclavage et de la colonisation, le CRAN tint dès 2006 son premier dîner annuel sur le modèle de… celui du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France)! S’y presse chaque année, bien entendu, toute la clique politicarde française en quête du vote noir. Car il va sans dire que l’absence de représentation des Noirs dans les hautes sphères de la société ne peut en aucun cas être due à leur incapacité à y accéder, mais seulement au racisme post-colonialiste des indigènes blancs. Et en 2008 le CRAN, estimant les nouveaux migrants et leurs enfants discriminés sur le plan culturel à l’entrée dans la fonction publique en raison d’un trop haut niveau de culture générale demandé pour réussir les concours administratifs, en avait réclamé une refonte ; demander aux Français de souche de s’abaisser au niveau des immigrés à peau sombre semble être la conception du CRAN de « l’enrichissement culturel par l’immigration ». Une preuve supplémentaire, si besoin en était, que les sociétés multiraciales n’apportent rien de bon à personne et surtout aux peuples-hôtes. Très inspiré du parasitisme juif donc, le parasitisme noir semble avoir de beaux jours devant lui… aux dépens de la France. Ce qui n’empêche nullement le CRAN de percevoir de mirobolantes subventions, étatiques et autres, au même titre que SOS Racisme (579 000€ en 2009), Indigènes de la République, la LICRA, le MRAP etc… qui certes semblent insignifiantes comparées au coût annuel de l’immigration. On n’attend plus que toutes les anciennes colonies africaines de l’Europe, toujours incapables de se gérer plus d’un demi-siècle après l’indépendance, n’imitent Israël et Haïti jusqu’à ce que le temps de travail des travailleurs européens culmine à une nouvelle, extravagante et rédemptrice durée.


Le métissage est un mauvais mélange de sangs, qui engendre des bâtards, ces êtres dont le corps fait l’impression d’un assemblage de pièces disparates, et dont la constitution spirituelle répond à la corporelle. Les qualités du sang peuvent rester concentrées si la race conserve sa pureté, sinon elles sont fatalement diluées. La valeur d’une race réside dans la pureté de son sang. Le métissage ou croisement entre races étant un mélange des sangs, la procréation s’opère comme une transfusion sanguine censée transmettre aptitudes et inaptitudes. L’immigration – actuellement imposée aux seuls pays blanc indigène – est elle-même conçue comme une transfusion sanguine ethnique massive , autant que comme une greffe interraciale. Ce mélange a pour but d’irréversiblement détruire la qualité différentielle des sangs, donc les valeurs spécifiques des races mélangées. Qu’est-ce qui définit une race? C’est une question  à laquelle existe une réponse simple, quoi que puissent en dire les organisations antiracistes :  l’élément le plus essentiel de toutes les races humaines que l’on rencontre sur toute la planète, est le standard de ces races, leur archétype. Historiquement, les races se sont façonnées dans un espace particulier, ou bien sont fondées sur une mutation, mais elles peuvent aussi être créées à dessein ! Dans ce dernier cas on cherchera à sélectionner des caractères spécifiques, considérés comme désirables ; les populations naturelles peuvent aider à comprendre comment des caractéristiques uniques peuvent apparaître et être maintenues. Dans des conditions naturelles, ceux qui survivent sont ceux qui transmettent leur patrimoine génétique à la génération suivante. En revanche , une race à créer n’apparaitra pas tout à fait de la même manière qu’une race naturelle : elle sera en premier lieu le fruit de la main et du vagin de la femme providentielle , par le biais de la sélection. Durant des siècles, les hommes ont élevé par sélection quantité d’animaux, pour améliorer différentes caractéristiques. Bien avant que l’on connaisse quoi que ce soit à la génétique, il fut assez clair que si l’on croisait deux animaux possédant certaines caractéristiques, celles-ci pouvaient être transmises à leur descendance. La manière la plus simple de reproduire une caractéristique raciale est en effet de croiser uniquement les individus qui l’expriment. Cela tend à produire des individus en meilleure santé, plus vigoureux : du point de vue de la santé génétique, il devrait s’agir de la méthode de choix – sans compter que l’utilisation minutieuse de la consanguinité pour détecter et écarter les problèmes génétiques est aussi une bonne idée, bien qu’il s’agisse d’un travail considérable, problématique en termes de nombres d’individus impliqués – mais c’est incontestablement utile quand le problème génétique est clairement délimité et que son mode de transmission est connu.


On appelle linguistique l’étude d’une langue du point de vue de la signification de ses mots,  et sémantique l’analyse du sens de ces mots et du processus par lequel ils se chargent dudit sens, et surtout en changent. Les mots d’une langue sont censés décrire le réel, et le réel est ce que croient les masses. La falsification du réel par un usage approprié de la sémantique peut donc permettre de rendre le réel apparemment conforme à l’idéologie que le falsificateur entend imposer. Les stratégies de direction de l’opinion se pratiquent de nos jours beaucoup moins par dissimulation – cacher la vérité factuelle est de plus en plus difficile dans un monde de communication globalisée, notamment via Internet – que par perversion sémantique. La nature concrète d’une idéologie comme l’actuel « libéralisme », qui ne repose sur aucun livre doctrinaire précis, se laisse alors deviner par certains faits linguistiques. Ce phénomène a eu lieu dans toutes les langues européennes au cours de l’histoire du continent : invariablement les concepts, idées et  vocabulaire de chaque groupe politique furent polémiques, destinés à la propagande. Des mots tels qu’Etat, classe, roi, société — tous ont eu ou eurent un contenu polémique, et surtout une signification entièrement différent pour les partisans et pour les opposants. Dictature, communisme, peuple, bourgeoisie, aristocratie –  tous ces mots n’ont pas d’autre sens que leur sens polémique, et on ne sait dans quel sens ils sont utilisés  que quand on voit par qui (et contre qui) ils le sont. Pendant le dernier conflit mondial par exemple, les mots « liberté » et « démocratie » furent utilisés pour décrire tous les membres de l’alliance contre l’Axe, avec une totale indifférence envers la sémantique : le mot «dictature» fut utilisé par la coalition libéralo-communiste pour décrire non seulement l’Europe, mais tout pays refusant de se joindre aux Alliés.  Pendant les deux guerres mondiales, la Russie fut toujours décrite par la presse américaine d’alors  comme une «démocratie», mais entretemps et après (re)devint une «dictature» . Depuis la défaite du 8 Mai 1945, le summum de ce processus de perversion sémantique est atteint avec le terme «fascisme» où il est tellement porté à son paroxysme que le mot n’est même plus prononcé correctement : on dit «fachisne», terme injurieux sans aucune base descriptive. Tout comme le mot «démocratie» est devenu un mot élogieux mais non descriptif, n’importe quel observateur honnête du troisième quart du siècle dernier ne pouvant que reconnaître que les conditions de vie étaient beaucoup plus libérales dans les dictatures hispanique ou lusitanienne, que dans les démocraties tchécoslovaque ou est-allemande. Quant au mot « race » il n’est plus guère que dans les foires agricoles qu’on ose encore le prononcer. Mais par un curieux paradoxe de notre époque soi-disant féministe et sexuellement libérée, le vocable « con » désigne non plus nos vagins doux et humides, mais un imbécile arrogant de sécheresse intellectuelle… Le mot « politique » a subi la même dévalorisation : ayant servi à décrire les activités de l’Etat relatives au pouvoir, il est désormais employé pour décrire les efforts d’individus ou d’organisations privées, de partis, pour s’assurer des positions dans le gouvernement comme un moyen de gagner sa vie : autrement dit le mot politique en vint à signifier politique des partis. De même pour le mot « devoir » qui dans l’inconscient populaire  a pris une connotation coercitive, renvoyant aux pensums scolaires – mais plus pour longtemps parce que même là nos gouvernants ont fini par les interdire! – et celui qui en parle trop devient un « facho ».  Le mot « droit » en revanche a une dénotation d’affirmation du Soi – le fameux slogan de Mai-68 « Jouissez sans entraves » qui a conduit à une transmutation sociétale de l’éjaculation précoce : tout et tout de suite. C’est la « Déclaration Universelle des Droits de l’homme » – et il est bien symptomatique de notre époque que personne n’ait songé à s’étonner qu’elle ne soit pas assortie en Europe d’une déclaration des Devoirs de l’Homme ! Déséquilibre et inversion : le travail est devenu un « droit » – même pas respecté de surcroît – et la fête un « devoir » : l’obligation festiviste du samedi soir sous peine de passer pour un coincé, un psychorigide – un « facho » quoi ! Et ainsi de suite… la perversité sémantique est particulièrement poussée dans le monde du travail mais débute dès l’école : l’enfant est convié à « s’intéresser » aux matières qu’on lui désigne comme intéressantes, et l’adulte à « s’intéresser » à l’activité professionnelle que la société lui impose. Or la notion d’"intéressant" ne ressort pas de l’intellect mais du psychisme :  ce n’est pas notre cerveau qui détermine de ce qui va nous intéresser ou pas, mais notre caractère qui décide pour lui; en d’autres termes, ce sont les centres d’interêt qui nous choisissent et non l’inverse ! L’emploi systématique du verbe « intéresser » sous sa seule forme pronominale est là aussi très révélatrice d’une volonté de conditionnement de l’individu. Or, faire de la théorie du bien-être le but de la transformation sociale, c’est déchaîner les instincts de l’individu qui le poussent vers la jouissance, développer l’égoïsme dans les âmes et considérer les appétits matériels comme seule chose saine. Une transformation basée sur de tels éléments ne peut pas être durable. Le droit est croyance individuelle, et le devoir croyance commune. Le droit sans devoir est absurde et immoral: le devoir fonde et associe. Ces fameux « Droits de l’homme »  ne concernent au final que les droits individuels qui favorisent l’individualisme et détruisent toute communauté ; la seule riposte sont non pas de les supprimer, mais de les assortir d’une Déclaration de Devoirs. La révolution française et son « idéologie des droits » appartiennent au passé, ce qu’il nous faut maintenant est une révolution européenne où chacun sera conscient de ses devoirs envers sa communauté comme envers la classe productive, et pour cela une contre-révolution sémantique est plus que jamais nécessaire : il est indispensable de s’accorder au préalable sur la définition de concepts communs, pour bien mettre en valeur leurs contenus informationnels et permettre leur compréhension par les différents partenaires. L’absence d’interopérabilité sémantique ne peut engendrer que la confusion et l’incompréhension mutuelle, ce qui entre mouvements ayant les mêmes buts ne laisse pas d’être dangereux.


En dépit de l'hostilité fondamentale entre le régime de Hitler et le judaïsme international, pendant plusieurs années les intérêts des sionistes juifs et des Nationaux-socialistes allemands coïncidèrent. En collaborant avec les sionistes en vue d'une solution humaine et mutuellement désirable à un problème complexe, le Troisième Reich consentait à sacrifier des échanges extérieurs, à détériorer ses relations avec la Grande-Bretagne, et à mécontenter les Arabes. En effet, durant les années 30 aucune nation ne fit plus que l'Allemagne de Hitler en faveur des objectifs lointains des sionistes juifs.


C’est pourquoi à partir du XX° siècle, sous l’impulsion de soi-disant « humanistes », la fonction purement administrative des Etats des nations se mit à déborder le domaine économique et à pénétrer dans tous les rouages de la vie sociale. Les Etats prirent en charge, sous différentes formes, l’assistance donnée aux familles, aux malades et aux vieillards, qui incombait jadis uniquement à leurs proches. La loi se mit à prélever désormais sur les revenus de la nation entière les ressources nécessaires pour soutenir les hôpitaux, les maternités d’accouchements, les hospices de vieillards et d’aliénés, et plus tard les centres d’accueil des immigrés. De vastes systèmes d’assurance sociale, de retraites nationales, furent organisés partout, et l’Etat déchargea les parents de l’éducation et de l’enseignement de leurs enfants. Toutes ces mesures furent proposées/imposées par des partis « de gauche », donc contrôlés par la franc-maçonnerie, mais ne visaient pas le confort et le bien-être du peuple ! Non, ces partis agissaient en réalité pour la ploutocratie, pour les puissances financières, dans le but de soustraire à l’Etat tout contrôle de l’économie. Ainsi l’économie d’Etat, en élargissant les fonctions administrative de celui-ci, tend à le transformer en un Conseil d’Administration de la nation et par là-même à le faire disparaître en tant qu’Etat : l’Etat se dilue en agrandissant son champ de compétences jusqu’à avoir de moins en moins d’impact sur la vie de la nation. Il n’est qu’à voir, partout dans le monde, le nombre de privatisations touchant des domaines jusqu’ici millénairement réservés aux Etats. Mais ils ne peuvent pas disparaître tant que le monde est encore divisé en nations souveraines : donc la condition de la disparition des Etats est l’abolition des frontières nationales, et c’est ce quoi vers tendent tous les grands « partis politiques » actuels, tout en entretenant soigneusement un cirque médiatique visant à faire croire aux électeurs qu’ils sont antagonistes. Une fois les Etats disparus, ou réduits à l’impuissance par inutilité dans la vie quotidienne, la ploutocratie aura les mains libres pour imposer son modus vivendi à l’ensemble de la population planétaire. Pour avoir un avant-goût de ce que sera la vie dans ce monde-là, il n’est qu’à se référer aux conditions d’existence dans l’Angleterre de Margaret Thatcher ou le Chili d’Augusto Pinochet, qui avaient appliqué les idées de l’économiste juif américain Milton Friedman. Celui-ci, dans son ouvrage Capitalisme et liberté, explique sa théorie selon laquelle la réduction du rôle de l’État dans une économie de marché est le seul moyen d’atteindre la liberté politique et économique : par « liberté politique » il entend celle des grands patrons, notamment par l’introduction de la notion de « taux de chômage naturel ». On comprend mieux pourquoi, dès la Constituante de 1791, les francs-maçons furent d’ardents zélateurs de l’émancipation des juifs, dans lesquels ils étaient assurés de trouver de fidèles alliés pas seulement pour la destruction de l’Europe traditionnelle.


Le « nationalisme biologique », fruit charnel d’une maturation millénaire, se fonde principalement sur l’ethnicité en tant qu’utérus historique de valeurs précises non transposables dans un autre substrat humain;  le « nationalitarisme », subit et artificiel, met cette ethnicité au service d’un pouvoir administratif, dynastique ou militaire d’un territoire, où elle n’est plus perçue en tant que matrice de valeurs, mais comme une sorte de combustible que l’on brûle pour faire avancer la machine. L’État n’est plus alors une instance dynamisant les forces émanantes, mais un moteur les consommant jusqu’à épuisement, et n’hésitant pas alors à les remplacer par d’autres ethnies (ce qu’on appelle pudiquement « l’immigration économique ») quand il ne crée pas des soi-disant « nations » qui ne sont que syncrétismes culturels, comme la Belgique ou le Canada. Les « nationalismes biologiques » procèdent de l’immanence en ce sens qu’ils sont l’émanation des valeurs dont se sont dotées chaque peuple en correspondance avec les défis que lui lança l’espace sur lequel ils devinrent des Nations. Les « nationalitarismes » dérivent quant à eux d’une vision transcendante de la nation, dans la mesure où ils imposent aux peuples des paradigmes préétablis – monothéisme sémitique, obéissance à une dynastie « de droit divin », « Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen », « Manifeste du Parti Communiste », etc… – et pour cela rabotent le plus souvent les cultures locales, restreignant la diversité du territoire à une rectitude intransigeante et aride. C’est le concept biologique qui doit être une réalité historique et politique, et non pas une simple adhésion à un état d’esprit – qu’il se nomme « valeurs chrétiennes » ou « valeurs républicaines » – ou à des intérêts économiques et sociaux, même si ceux-ci ont pu être noués par une action persistante de l’histoire. L’adhésion de la volonté à un cadre étatique déterminé et la naissance dans certaines conditions historico-géographiques sont certaines des conditions nécessaires, mais pas suffisantes dans la mesure où elles négligent les facteurs d’ordre biologique. Et tout autant, nous n’avons pas à dissiper l’énergie au bénéfice de chromatodermes. Cette énergie volitive et créatrice doit rester concentrée et conservée à notre seul usage. le “nationalisme”, en tant qu’idéologie et pratique politique, découle du mot “nation”; étymologiquement le vocable “nation” possède la même racine que “naître”. La nation est donc la grande famille dans laquelle l’on naît, et aussi le sol où cette grande famille s’est développée. La nation est donc le peuple + le pays, soit un concept historico-géographique. Des concepts comme « nation de Juda », « nation gitane », « nation of islam » n’en sont que perversion, corruption et dévoiement. Et comme l’Europe est constituée de nations diverses mais voisines les unes des autres, ceux qui raisonnent en termes de nationalité développent nécessairement une pensée acceptant variété, diversité, multiplicité et pluralité. Cette multiformité étant naturellement difficile à gérer à l’échelle de notre continent, surtout à l’heure où l’économisme prétend tout régenter y compris la culture intellectuelle, il convient de se placer directement et uniquement au niveau européen, mais seulement selon notre civilisation. Il importe donc de clore la parenthèse chrétienne de l’histoire de notre continent, et plus encore de combattre l’islam qui voudrait bien en prendre la place. Pour que notre civilisation européenne s’exprime dans cette grande variété de modes et de façons, il faudra donc se garder de tout retour aux États fermés, tout en ayant une conscience aigüe de l’indispensable nécessité géopolitique de concevoir l’unité de l’Europe, ainsi que l’impérieux besoin éthique de respecter les diversités productrices de richesses culturelles et intellectuelles. Aux conceptions chauvines des nationalismes d’antan, il convient donc plus que jamais d’opposer un co-nationalisme de type union mondiale des mouvements nationalistes préparant la coexistence mondiale de régimes nationalistes. Ce projet d’entente cordiale mondial reprend et continue le principe des « nationalismes verticaux », coopératifs et non-agressifs.


Si au final le christianisme triompha, ce n’est donc pas pour des raisons de supériorité morale ou intellectuelle, mais par suite de l’évolution de pouvoir politique romain à cette époque : l’athéisme manque de contenu, il ne bénéficie pas de l’armature scientifique d’aujourd’hui, et l’Empire a besoin d’une religion et de la soumission au pouvoir. Les empereurs romains, et plus tard les rois francs, trouveront dans le christianisme la religion qui sublime la soumission politique dans la soumission à Dieu, et se trouva donc parfaitement adaptée aux besoins socio-politiques de ces âges. Eclatement des croyances, religion traditionnelle reléguée à l’état de tradition formelle – voire de folklore – , chaos racial – autrefois les esclaves, aujourd’hui les immigrés – relativisme, pertes des valeurs et repères tant nationaux que culturels, prédominance de l’action et recherche des satisfactions individuelles immédiates. Et si on n’y prend point garde, dans notre monde où plus aucune valeur universelle n’est reconnue, c’est l’islam qui pourrait rafler la donne comme le fit autrefois le christianisme – surtout quand on considère la conversion au soufisme de plusieurs dirigeants de partis « nationalistes » – et il serait passablement absurde de nous être débarrassés des ténèbres de la foi biblique pour revêtir la gandoura de l’obscurantisme mahométan ! Et ce serait d’autant plus inadmissible que, contrairement à ces siècles lointains, l’athéisme dispose aujourd’hui de la solide structure scientifique et conceptuelle que lui a offert la Science de l’homme aryen. Malheureusement, un consumérisme effréné a fait qu’un espèce de culte de la technologie a pris le pas sur l’idéologie, sur la morale, sur la compréhension globale du monde. Les religions – en tant qu’idée de Dieu – ont toujours été une façon d’appréhender l’univers entier mais surtout de lui donner un sens : le théiste attribuait à sa ou ses divinité(s) la direction de l’ensemble, l’athée les leur retirait et chargeait l’homme de donner un sens au monde – et, partant, à son existence. L’un et l’autre semblent aujourd’hui dépassés par l’atomisation de la société en individus isolés ; le schisme, en Occident, ne se fait plus entre croyants et incroyants, mais entre ceux qui affirment la possibilité rationnelle de penser le monde – que ce soit sur un mode divin ou un mode athée – et ceux qui limitent leur existence à une vision fragmentaire ou prédomine l’immédiat localisé – l’ »ici et maintenant ». Il semblerait que l’humanité, gavée de stimulis basiques télévisés et radiodiffusés, soit en train d’abdiquer sa quête de sens… On appelait « physiciens » ces philosophes des la Grèce Héllenistique qui tentaient d’expliquer l’origine du monde de façon scientifique : pour autant ils ne prétendirent jamais que ces explications dévoileraient le but de l’existence de ce monde. Car si la physique explique le comment, elle n’explique pas le pourquoi: ceci est le rôle de la métaphysique. La Science nous a permis de découvrir ces lois, en refusant le rationalisme – qu’il soit religieux ou politique – au profit de l’utilisation logique de l’expérience. Cet empirisme a été utilisé pour la première fois comme outil politique par Charles Maurras sous le nom d’empirisme organisateur, qu’il définissait comme « la mise à profit des bonheurs du passé en vue de l’avenir » et qui avait pour but de découvrir les lois naturelles régissant l’âme. Mais il est important de préciser que cet « empirisme organisateur » ne prétendait pas formuler toutes les lois naturelles régissant les communautés humaines de façon universelle et éternelle, mais qu’Il s’agissait de déterminismes conditionnels prenant en compte le temps et le lieu.


« les races n’existent pas ou n’existent plus car il y a eu trop de brassages ». Là nous avons une double confusion: d’une part ces détracteurs veulent parler de races originelles. Et pour finir, le plus stupide : Il n’y a qu’une seule race, la race humaine . Les abrutis qui se gargarisent de cette formule devraient revoir leur biologie : le terme de race est une notion taxinomique, il s’agit de la subdivision d’une espèce vivante, laquelle est elle-même ramification du genre. Une espèce rassemble des individus interféconds et qui ont une descendance pouvant elle aussi donner une descendance.


Il faut que chacune et chacun se persuade qu’il œuvre pour les générations futures, pour l’avenir, et que de son vivant il ne verra rien d’autre que la lente putréfaction et le répugnant effondrement culturels, biologiques et spirituels de l’Europe. Que faire ? Conserver, apprendre et transmettre. Faire comme les moines de l’ère mérovingienne qui à l’abri des murs épais de leurs couvents recopiaient les textes des savants Grecs pour la postérité, sans se soucier du confort de leur existence. Opposer, au tumulte consumériste et au pandémonium « antifa », une riche impavidité et une orgueilleuse impassibilité ; conserver et transmettre pour une minorité encore consciente qui sera, bien après notre disparition, celle qu’évoquait « il n’y a que chez une minorité que peut se réaliser l’idéal dans toute sa pureté, en tant que correspondance, parfaite adéquation et présence de la race du corps, de l’âme et de l’esprit ».


Toute action d’éclat est actuellement inutile. Le mieux est de pratiquer une façon d'exil intérieur car aujourd’hui seule compte la résistance silencieuse d’un petit nombre, dont la présence impassible de convives de pierre sert à créer de nouveaux rapports, de nouvelles distances, de nouvelles valeurs, et permet de constituer un pôle qui, s’il n’empêche certes pas ce monde d’égarés d’être ce qu’il est, transmettra pourtant à quelques uns la sensation de la vérité, sensation qui sera peut-être aussi le début de quelque crise libératrice. Soyons ceux-là, sacrifions-nous discrètement et sans éclat en nous détournant des mirages de la réussite professionnelle et de la course à l’argent, et pénétrons-nous de l’idée que si nous serons individuellement aussi oubliés que les moines copistes du Haut Moyen-Âge, nous aurons été les maillons indispensables, les chaînons incontournables, de la glorieuse Renaissance, du retour au concept de Civilisation du Devenir, qui paraîtra sur les ruines fétides de cette civilisation de l’Avoir qui a tué la civilisation de l’Être qu’était la Chrétienté.


Il existe deux sortes de censures : La censure a priori, telle que pratiquée durant les siècles suivant la diffusion de l’imprimerie, où les censeurs examinent livres et journaux avant leur parution. Ils doivent juger s’ils attaquent le dogme ou l’idéologie, le régime ou les institutions, du moment, et en conséquence supprimer des passages ou prohiber carrément l’écrit tout entier. Il en résulte une grande disparité dans les interdictions : selon le critique à l’oeuvre, et selon la subtilité de l’auteur, tel texte en apparence bénin sera interdit, et tel autre beaucoup plus polémique passera. Enfin, la censure a posteriori où l’écrivain, ainsi que l’éditeur, doivent prendre la responsabilité de publier des textes en conformité avec les critères moraux, politiques ou religieux du moment. Rien ne s’oppose donc à la sortie de n’importe quel ouvrage, mais amendes, condamnations et saisies peuvent tomber après la parution. Nombre d’auteurs et de publicateurs en viennent alors à pratiquer une autocensure qui s’avère souvent plus sévère que la « censure officielle » supposée ne pas exister. C’est que dans la censure a posteriori la pression psychologique est extrêmement pesante, alors que la quasi-infantilisation imposée à l’auteur par la censure a priori a ce résultat contradictoire de lui permettre d’écrire à peu près n’importe quoi, puisque la sanction sera en aval du processus. Fort paradoxalement un auteur dissident peut se sentir plus libre dans une société où la censure existe officiellement, que dans le nôtre où est censée régner la liberté d’expression, puisque dans le premier cas il se trouve déchargé du fardeau introspectif de savoir s’il n’encourt pas la « mort sociale » pour une phrase imprudemment tournée – sans compter le risque de choir dans les affres d’un procès interminable, d’où il peut sortir gagnant mais ruiné. Un exemple de plus de l’abyssale perversité du monde d’aujourd’hui où la « liberté » génère des tourments psychologiques que les règles morales d’hier, aussi imparfaites et contestables qu’elle aient pu être, évitaient aux âmes de ses administrés. Le flou savamment élaboré des lois « antidiscrimination » des pays européens permet à chaque magistrat de décider du caractère discriminatoire de tout acte quotidien, et même de tout non-acte : envisagez que, marchand dans la rue, vous ne rendiez pas son salut à un Blanc, puis un peu plus loin à un Noir ; comme la notion juridique de discrimination « consiste à distinguer une personne ou un groupe de personnes, et à lui appliquer un traitement spécifique », ce Noir pourrait vous poursuivre pour ne pas lui avoir répondu, mais pas le Blanc ! Et le juge pourra vous acquitter ou vous condamner à sa fantaisie – c’est-à-dire, d’après votre couleur d’yeux, de peau et la longueur de vos cheveux – de la façon la plus légale et « antiraciste » qui soit! Vous imaginez donc la torture morale que devient la « liberté d’expression » pour un écrivain qui va devoir scruter chaque ligne de ses articles, pas tant pour savoir si elles ne sont pas ouvertement xénophobes ou discriminatoires, que pour déterminer si elles peuvent être interprétées comme telles! De ce fait, cette « liberté d’expression » dont se targuent impudemment les démocraties, en omettant soigneusement de parler des conséquences légales que de plus en plus de propos entraînent, génèrent une autocensure nettement plus efficace que les souvent malhabiles censures des absolutismes d’antan.


La démocratie, la République, la drapeau bleu-blanc-rouge, tout cela ne fait pas partie d’une tradition à sauver ou à perpétuer, c’est une dégénérescence. Et puis, « la France », cela n’existe plus. Elle fut un concept, la création catholique et germanique d’un roi Franc en 476, et en tant que telle a disparu en 1797. Depuis lors, c’est l’anti-France qui règne, celle des calvinistes et des franc-maçons, puis des juifs et des freudo-marxistes. La France n’est plus qu’une aire géographique, une vieille maison sale et mal tenue où la vermine se tient en embuscade dans les coins comme des tiques ou parcourt erratiquement la surface comme des cafards.


Max Weber l’a démontré, le capitalisme anglo-saxon est entièrement basé sur le calvinisme, dans lequel la réussite économique, le profit, sont des dons de Dieu et le « selfmade-man » un élu ; et le gnosticisme fait partie des racines occultes du francmaçonnisme, donc du socialisme! Ces quelques constatations rendent évidentes à quel point le religieux, sous une forme ou sous une autre, mais toujours déguisée, occupe toujours et même plus que jamais une place centrale et prépondérante dans le gouvernement du monde : nous ne vivons pas dans un monde athée, ni même simplement laïc.


Le modèle romain vit dans le communisme, sous forme de négatif. Il prend les formes extérieurs d'une église. Il s'appuie sur des textes sacrées, il s'attache à leur interprétation correcte ; il cultive les valeurs de discipline collective et de soumission. L'esprit romain souffle toujours aussi fort sur la France : le syndicat le plus puissant, le parti le mieux implanté, obéissent aux mêmes principes d'organisation que cette église qui fut, pendant tant de siècles, la grande éducatrice de la société. Les communistes sont des catholiques retournés – mais des catholiques d'avant Vatican II.


Le bien imposé du dehors aboutit au mal suprême, qui est pour une nation la léthargie, le matérialisme vulgaire, l'absence d'opinion, la nullité officielle, sous l'emprise de laquelle on ne sait rien ni n'aime rien... L'administration détruit le ressort des âmes.


Supposer l'homme naturellement bon, c'est le dire capable de tracer seul sa voie. L'autorité, la hiérarchie, l'ordre ? Ils ne sont que le cadre de libertés vivantes. Les destins individuels sont l'affaire des individus, non de la collectivité. Supposer au contraire l'homme naturellement mauvais, c'est le juger incapable de discerner seul ce qui est pour lui bon ou nuisible. A cet infirme social, l'ordre doit être imposé de l'extérieur.


Les contestataires veulent abattre l'ordre hiérarchique ; ils l'ébranlent en semant le désordre ; mais l'ordre hiérarchique nait précisément du désordre ; l'anarchie renforce donc la hiérarchie.


Non seulement nos sens sont limités, voire infirmes, mais nous ne percevons le monde qu’au travers d’illusions de toutes sortes. L’univers médiatique est ainsi peuplé d’illusions qui, par définition, se font oublier. Les unes sont structurelles, car elles ne varient pas selon les lieux et les époques : il s’agit, par exemple de « l’illusion du médium » qui se fait si transparent que nous en venons à l’oublier et que nous croyons accéder directement à la réalité, alors que nos cinq sens, nos mots, nos images, par exemple, sont les intermédiaires obligés entre nous et la réalité. Quant à « l’illusion de l’exhaustivité de l’information », on s’y laisse volontiers prendre tant les performances de la technologie des médias comme Internet sont prodigieuses ; mais la prudence commande de plutôt songer à l’iceberg qui montre moins qu’il ne cache. Or, comme si ça ne suffisait pas, nous rajoutons d’autres illusions dans nos relations sociales : ce sont les leurres que nous multiplions, non par méchanceté, mais par nécessité, pour obtenir d’autrui ce que nous en attendons. On flatte – « Parce que vous le valez bien ! » On simule un appel sexuel, car « le leurre d’appel sexuel » est sans égal pour capter l’attention et obtenir que « l’objet du désir devienne désir de l’objet ». Ça, c’est fort ! Le leurre d’appel sexuel permet de tout vendre. La simulation d’un appel humanitaire, ce n’est pas mal non plus ! Car par « le leurre d’appel humanitaire » on s’adresse à ce que l’être humain a de plus généreux en lui, en s’ouvrant sans défense : on est tenté d’en abuser forcément. On n’hésite pas non plus à s’arroger une autorité qu’on fait passer pour infaillible, car « l’argument d’autorité » fait ployer le genou de tous ceux à qui l’éducation a enseigné la soumission aveugle à l’autorité. Ainsi suffit-il qu’une toile blanche (intitulée de surcroît « Untitled ») soit exposée dans un musée, pour que lui soit reconnu le statut d’oeuvre d’art, comme il en a été de l’urinoir de Duchamp ! On va même jusqu’à faire croire que le grand nombre fait foi, car « la pression du groupe » est un leurre qui ne laisse personne indifférent : le conformiste forcément s’y plie volontiers, mais même celui qui lui résiste n’en sort pas indemne. Sans doute est-ce la raison pour laquelle on ne cesse de placer l’individu seul en face des sondages. Le propre d’une illusion et d’un leurre est forcément d’être invisible. Celui de la connaissance et de la conscience est de les repérer pour ne pas en être les jouets.


Certes, on ne peut nier que le maitre sache et que les élèves ignorent. Mais certains avaient compris, depuis longtemps, que les élèves, dans leur masse, cessent mieux d'ignorer quand le maitre leur montre une manière d'être plus qu'une matière à apprendre, et n'essaie pas de brancher leur ignorance sur son savoir, mais son savoir sur leur désir.


C'est le pouvoir qui est sacré, non la personne de son détenteur transitoire. Le système, le pouvoir reste donc nécessairement rationnel, impersonnel. Il s'exprime dans un réseau de commandements et d'interdits. Il enserre chacun dans une règle objective. Le dogme encadre le pouvoir personnel. Aucune puissance ne s'impose mieux que celle qui exprime dogmatiquement la vérité.


Nous sommes épuisés par un monde voué à la volatilité de l’image et de la fiction. Le monde de l’image, en envahissant le monde réel, ne se limite pas à un supplément d’apparences ou à un ajout de divertissements. Il n’a rien du joueur, et tout du sapeur. Il creuse de l’intérieur la réalité du réel, historique, social et psychologique, pour la simuler au profit de sa mise en spectacle. Le simulacre du spectacle s’est substitué au modèle du réel. Le consommateur de radio et de télévision – nous y ajouterons aujourd’hui de jeux vidéo, d’ordinateurs, de tablettes et de téléphones portables – se contente d’appuyer sur un bouton pour voir défiler la réalité dans un spectacle permanent, avant de l’éteindre comme si la fin des images signait la fin du monde. Anders souligne que la proximité d’un monde livré à domicile sous la forme de simulacres détruit le sentiment de distance qui nous est indispensable. En rendant le lointain proche, et le proche lointain, la neutralisation des images aboutit au même résultat : la destruction de la structure de notre être-au-monde qui est ordonnée par une série de cercles concentriques autour de nous. L’introduction subreptice du monde dans notre foyer, avec notre complicité, fait perdre aux événements leur poids de réalité.


La ou une hiérarchie dénie à l'individu la capacité de se passer d'elle, il suffit que la hiérarchie ait une faiblesse, pour que tout s'effondre. Une société se défait, quand elle est dévitalisé au profit d'une autorité suprême et lointaine. Quand la volonté est réservée à l'autorité à l'autorité suprême, un coup au but suffit. Parce que le pouvoir envahissant confisque l'impulsion, une crise suffit à le balayer. Tant qu'elle attendra tout de l'éclat, la société française restera vulnérable.


L'histoire des civilisations enseigne que leur progrès s'appuie sur les différences. La monotonie, c'est la mort. Du contraste, sourdent les renouvellements. Si rien ne nous remet en cause, notre intelligence somnole ; avec elle, l'allant, le goût du faire. L'obsession unitaire appauvrit l'homme. Elle élimine ce que chacun pourrait apporter d'original à l'oeuvre commune. Le véritable sentiment d'unité ne vient-il pas de la diversité admise – c'est-à-dire de la tolérance ?


Pourquoi s'astreindre à des études ardues, si les impots nivellent les revenus, si le socialisme rabote le prestige social, si l'on gagne autant à vendre des saucisses dans la rue qu'a enseigner les mathématiques, à laver des voitures qu'a devenir archivistepaléographes ? Et pourquoi faire des efforts dans une entreprise, alors que la rémunération s'en ressentira à peine, et que les responsabilités s'alourdissent sans contrepartie ? Un jour viendra ou la recherche de l'égalité tarit les sources de la prospérité qui permettait d'aller vers plus d'égalité.


Notre bon coeur et notre mauvaise tête ont inventé un amalgame poétique : le collectivisme libertaire. Système idéal, qui imposerait à tous une justice rigouresement distributive et éliminerait profit et propriété capitalistes, et assurerait la liberté totale des citoyens en les débarrassant de l'autorité de l'état et des patrons grâce à l'autogestion. La rêveuse générosité française cultive l'espoir de concilier l'idéalisme quarante-huitard ou communard, avec l'efficacité que recquiert la société industrielle.


Alors que le national-socialisme fut un mouvement novateur, promulguant des mesures qui dans les démocraties libérales ne devaient survenir parfois qu’un quart de siècle plus tard – femmes dans l’Armée, autoroutes, congés payés avec croisière dès 1934 soit deux ans avant le fameux Front Populaire français! – et donc regardait vingt ou trente ans en avant, certains soi-disant contemporains veulent nous faire revenir 80 ans en arrière! Pourtant le terme de “national” dit bien ce qu’il veut dire: ce socialisme particulier doit être bâti en fonction du psychisme collectif du peuple en lieu et temps où on l’applique. Le national-socialisme n’est pas reproductible. On peut seulement prendre les valeurs que nous avions épousées : la camaraderie, être prêt à soutenir les uns les autres, la bravoure, la discipline personnelle, l’honneur et la loyauté. À part cela, chaque jeune doit trouver son chemin tout seul. Faute d’une base doctrinaire suffisante, il se laissa glisser vers un conservatisme bourgeois et catholique. Mais une fois au pouvoir, cette carence l'empêcha de devenir une idéologie autonome susceptible d’engendrer une nouvelle réalité sociopolitique. Les institutions et groupements ne purent jamais évincer leurs homologues catholiques, mieux implantés et expérimentés, et il y a fort à parier que s’ils avaient survécu à la guerre ils auraient fini phagocytés par eux. Posons donc une définition théorique : il est un socialisme autoritaire et antidémocratique, qui par un programme économique précis substitue la propriété collective à la propriété privée en ce qui concerne les principaux moyens de production et d’échange et limite la possession de biens terrestres pour chacun, ceci sur la base d’une société organique fondée sur l’inégalité intrinsèque des êtres humains, chacun dévolus à une fonction précise selon son psychisme, et dont le but est le perfectionnement continu de l'homme par l’amélioration constante des conditions de vie des individus la composant, ces derniers étant considéré comme le vivier dont sortent les rares personnes d’exception qui font évoluer l’humanité . Il est donc socialisme, mais socialisme national qui rejette la notion de solidarité professionnelle internationale, horizontale, pour lui substituer la verticale coopération de la corporation. Socialisme authentique qui opte pour une économie nationale protectionniste et impose la limitation du nombre de travailleurs dans chaque métier afin d’y maintenir des salaires élevés et donc refuse toute immigration non-sélective. Socialisme élitiste, enfin, qui agrée une politique eugéniste visant à limiter la population par la sélection, car une des conditions de progrès d’une civilisation exige une adéquation entre le nombre d’individus la composant et le volume des ressources disponibles dans son aire d’épanouissement. La différence essentielle entre le national-socialisme et le conservatisme est que le second est misonéiste alors que le premier est philonéiste. Le national-socialisme pense que la perfectibilité humaine est illimitée et ne tient qu’à l’homme lui-même, il aime donc le progrès qui peut et doit découler d’institutions politiques et sociales appropriées. Les intégrismes que furent le franquisme, le salazarisme, le maurrasso-pétainisme, puritanismes imprégnés de la triste métaphysique du péché originel et de la faute originelle, étaient d’avis que la souffrance des nations venait de ce qu’elles s’étaient écartés de la tradition, alors que le national-socialisme pense que tous les maux dont pâtissent les hommes proviennent surtout de la faute des gouvernants et de lois injustes ou maladroites. Si tous se référaient aux racines des peuples, pour le national-socialisme il s’agissait, après avoir coupé la mauvaise herbe, de lancer de nouvelles branches vers le futur et l’avenir, tandis que pour les conservatismes il n’était question que d’élaguer pour tout remettre comme avant. Il est donc nécessaire, dans un premier temps, de se préoccuper de l’appartenance et non plus des nationalités, vidées de leur substance par l’immigration et la dégénérescence culturelle, en gardant toujours à l’esprit que ce sont des patriotismes aveugles qui ont fait perdre la guerre à l’Europe en 1945. Il était pourtant évident dès les années 20 que, coincés entre les empires Russes et Américains, une confédération des nations européennes se devait d’être édifiée au plus tôt, plutôt que se replier sur des chauvinismes caducs dignes des primitifs hurlant sur les gradins des stades de football. Loin d’un sentimentalisme outrancier, le national-socialisme doit devenir doctrinaire, mais adaptable à chaque peuple. Il fallut attendre le XIX° siècle pour que la Science de l’homme blanc, dans son département biologie, démontre et prouve que les deux parents ont une égale importance dans l’élaboration et la constitution de l’enfant à venir. La conséquence fut l’apparition, aux Etats-Unis mais aussi dans les pays les plus civilisés d’Europe, de mouvements eugénistes. Leur action fut multiple et comporta tout naturellement un aspect législatif concernant le mariage : nouvelles lois annulant celui des crétins congénitaux et autres malades mentaux. Mais c’est au national-socialisme que revient l’honneur d’avoir rendu à la femme sa place d’égale biologique de l’homme : elle consacra que les deux sexes avaient égale importance dans la qualité de la progéniture. Au nombre de ses résolutions, son programme scientifique renversait les croyances d’antan et les sottes superstitions religieuses pour rendre à la Femme sa place substantielle dans la continuité de l’organisme biologique qu’est tout peuple.


L'inégalité est le prix de la civilisation. C’est sans doute ce qui a permis à notre espèce de s'adapter rapidement à des situations nouvelles, et de survivre jusqu'à maintenant.  il y a trop de différences comportementales, trop de différences d'aptitudes entre les hommes et les femmes, pour envisager de les réduire par des actions sociales, sans porter préjudice à quiconque.  Nous sommes différents. Nous ne sommes pas égaux. J'ai longtemps eu l'intuition qu'une telle différence existait. Longtemps je l'ai combattue, je l'ai refusée, je l'ai niée. L'idée d'une construction sociale m'a d'abord permis d'échapper à tout principe de réalité. Mais notre Cause était au point mort. Notre engagement n'essuyait que des revers. C'était une évidence : nous raisonnions mal. À force de parler à nos savants, j’ai compris. Au fil du temps, j’ai appris à accepter cette idée, et même à en faire une force. « Connais ton ennemi », voilà l'enseignement clé, voilà le secret de toute victoire. C’est en connaissance de cause que nous devons mener ce combat. Notre gloire n'en sera que plus grande.


La parité n'est qu'un cache-misère, une énième fausse bonne idée. Elle ramène les femmes à leur infériorité. De quel amour-propre peuvent-elles bien se prévaloir, en devant leur place à un quota plutôt qu'à leur talent ? Ça n'a aucun sens. On ne peut pas échapper à notre condition si nous devons nos promotions uniquement à notre condition.


Il est inexact de dire que la France a du avoir recours à l’immigration étrangère parce que « les Français ne voulaient pas travailler », puisque ainsi rappelé, c’étaient alors les immigrés qui étaient en demande de la France, et non l’inverse. Pas plus qu’aucun autre peuple européen, les Français n’ont retiré d’avantages de l’immigration. Les seuls à y avoir trouvé intérêt furent les chefs d’entreprise qui placèrent leur appât du gain au-dessus de leur devoir de ressortissants d’une nation envers elle. Ce n’est donc pas la faute de « la gauche communiste » ou « des syndicats » des années 60/70 si les immigrés ont envahi la France, mais celle de la « droite des patrons » uniquement mue par sa cupidité. C’est l’arrivée de ces populations peu ou pas instruites, donc moins compétentes et psychiquement instables du fait de leurs origines métissées, qui dévalorisèrent le travail manuel. En effet, les Européens se trouvèrent évincés des métiers physiques car ces étrangers étaient disposés à les accomplir pour un salaire moindre et dans des conditions misérables. Aurait-il fallu, pour conserver leurs emplois, que des Français d’extraction séculaire ou même millénaire se louent à des conditions encore inférieures à des primitifs débarqués de leurs gourbis ou de leurs huttes ? Mais alors, que sert d’appartenir à une civilisation européenne ayant pour vocation de permettre un développement personnel dans le calme, le bien-être et le raffinement ? C’est malheureusement devenu le lot de l'européen ou américain, australien ou sud-africain, que d’être à cause de l’immigration (et ensuite du mondialisme) précipité dès son entrée dans le monde du travail dans le gouffre tournoyant d’une concurrence professionnelle éhontée avec les peuplades les plus arriérées du globe. Une autre conséquence, indirecte et donc moins manifeste, fut la dénatalité. Les ploutocrates traîtres ont beau jeu maintenant, par le biais des organes de presse qu’ils possèdent, de rejeter la faute sur les nationaux de la situation qu’ils ont eux-même provoqué ! Oui, les Français voulaient bien travailler, mais pas à n’importe quelle condition ! Et ils feraient plus volontiers des enfants si les écoles publiques n’étaient pas envahis de sauvages à la brutalité simienne. On ne le répètera jamais assez : l’immigration n’est pas la conséquence du comportement des Français, de leur soi-disant refus de travailler et de procréer, elle en est la cause, car elle a été antérieure à la dénatalité et au désengouement pour les métiers manuels. Tout économiste sait que les coûts et le produit du facteur travail tendent, dans les économies de marché ouvertes et globalisées, à se situer à un même niveau dans le monde entier. Le mondialisme impliquant donc une tendance à rémunérer de façon homogène le facteur de production qu’est le travail, voila la raison pour laquelle les salaires réels en Europe et aux Etats-Unis ne sont guère plus élevés aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Et tant que des pays comme la Chine, l’Inde ou la Thaïlande n’auront pas réussi à atteindre le même niveau de paies, ils n’augmenteront pas : il y a là un affront quand on sait que toutes les technologies qu’utilisent ces pays ont été inventées par des occidentaux, et que sans cela ils seraient encore, au mieux, au stade du mulet et de la roue à aube. Voila donc comment, par la globalisation du capitalisme à l’échelle mondiale, les Européens sont soumis à l’avilissement de devoir s’aligner sur des ethnies d’un génie créatif infiniment moindre ou inexistant. Un pays est ce qu’il est grâce à ses habitants et à leurs traditions vivantes, qu’elles soient culturelles ou intellectuelles. Ce qui fait la cohésion nationale, c’est que tous ses citoyens partagent un même modèle de comportement social, qui permet de communiquer entre générations et entre classes sociales – donc entre catégories de personnes ne menant pas la même vie. Ces us et coutumes ne sont pas toujours irréprochables et doivent toujours être considérés comme perfectibles, mais au moins ontils l’avantage de permettre la vie en commun par une série de conventions préétablies, d’accommodements mutuels et de règles tacites. Or cette cohésion ne se peut maintenir que parmi une population stable, donc majoritairement endogène, et ce sur la longueur. L’introduction réitérée et perpétuelle de groupes de personnes culturellement très différentes non seulement détruit cette cohésion, mais par sa constance empêche la formation de tout nouveau caractère national. D’où l’apparition de communautarismes de plus en plus nombreux, ethniques et religieux. L’ininterruption de cette immigration variée ne fait qu’aggraver cet état de fait, et loin « d’enrichir » quiconque et quoi que ce soit, ébranle lois et coutumes. Moins soucieux du devenir de leur progéniture car davantage mus par l’instinct, les immigrés font par contre beaucoup d’enfants. Or en France comme partout en Europe, la grande majorité des jeunes immigrés, pourtant nés de parents également nés dans l’hexagone, ne savent toujours pas se conduire de façon civilisée. Il se passe la même chose aux Etats-Unis avec les nombreux étrangers en provenance d’Amérique Latine, et les lointains descendants d’esclaves. Cet échec euthénique prouve de façon éclatante l’inaptitude quasi-absolue de certains humains au raffinement et à la complexité de la civilisation. Des Européens se trouvent chargés de leur inculquer des rudiments de civilisation, tâche demandant une énergie considérable qui trouverait ailleurs un bien meilleur usage – sans parler des fonds débloqués. Humainement et financièrement, il y a donc bien là appauvrissement du pays-hôte par régression socioculturelle. Les autochtone s’en trouvent forcés de gaspiller une part importante de leur dynamisme uniquement pour conserver un minimum d’ordre, d’intégrité et de décence à la vie de leurs enfants ; l’autre partie étant engloutie par un travail — ou par la recherche de celui-ci — de plus en plus chronophage, le nombre de naissances chez cette couche sociale s’en trouve considérablement amoindrie. Certes le travail est facteur de cohésion sociale, et en ce sens a une valeur morale, mais l’hypertrophie de celle-ci a fini par lui donner une importance transcendante qui est devenu fort dommageable au sentiment de l’identité nationale. Un retour à l’homogénéité rendra moins évidentes, donc moins douloureuses, les différences de fortune et de situation sociale ; qui embrassera un métier manuel ne se sentira plus dévalorisé, et dans toutes les couches de la société le temps libéré ainsi que la sérénité retrouvée incitera à fonder des familles où l’enfant sera respecté afin que sa nature puisse s’épanouir. Le pouvoir des actionnaires improductifs et des chefs d’entreprises obsédés par la rentabilité devra donc être amoindri et placé sous contrôle statal. Afin d’éviter la trop facile « fuite des capitaux », des mesures coercitives physiques devront pouvoir être prises contre ces individus. Il ne faudra pas hésiter à les emprisonner, notamment ceux dont l’appartenance à une franc-maçonnerie aura été avérée, avec les immigrés qu’ils ont fait venir pour qu’ils goûtent à leur tour aux joies du multiculturalisme et de la « diversité ». Des séjours dans des camps de travail permettront également aux adhérents du MEDEF et autres productivistes, qui n’ont que le mot « travailler plus » à la bouche, de connaître l’authentique saveur du style d’existence qu’ils imposent à la population des pays qu’ils ont dépravés et déshonorés par leurs agissements. Alors seulement, débarrassée des stupides rivalités mercantiles et des imbéciles ambitions consuméristes, l’Europe pourra recommencer à se déployer culturellement et spirituellement et redevenir, tout pareil et mieux encore que la Grèce Antique, la lumière de l’Humanité.


Les surdoués ont un parcours scolaire souvent très chaotique, sont psychologiquement vulnérables, ont des repères narcissiques flous, souffrent toujours d'une conscience douloureuse du monde. Selon la personnalité de chacun, ils sauront plus ou moins développé des défenses et des ressources pour transformer leur particularité en atout, en projet de vie réussie. Mais pour certains, au développement marqué par des difficultés affectives multiples, les troubles psychologiques se manifesteront sous des formes plus ou moins sévères. Pour ceux la, les décompensations psychologiques à l'adolescence sont fréquentes avec des tableaux cliniques atypiques et des prises en charge difficiles. Il faut, pour commencer à comprendre, intégrer que le surdoué n'est pas un surintelligent, quantitativement plus efficient, mais un être à l'intelligence qualitativement différente. Et c'est cette différence qui permet de donner sens aux difficultés qu'ils rencontrent. A l'école, la différence de son mode de pensée, de ses procédures de raisonnement, de sa logique mathématique, de sa structure de pensée décale cet élève de ce qui est attendu par l'enseignant et le pénalise lourdement. Le plus souvent, lui-même ne comprend pas pourquoi il ne réussit pas puisqu'il lui semble bien comprendre le contenu, anticiper le déroulement, assimiler les subtilités de l'apprentissage. Mais il le fait selon d'autres modalités sans en avoir clairement conscience. En tout cas pendant une bonne partie de son cursus scolaire. On sait en effet que nous avons tous l'illusion que l'autre pense comme nous et que se représenter une forme de pensée différente de la sienne ou de celle consensuellement admise est une entreprise souvent bien difficile pour l'esprit humain. Mais surtout, cette forme d'intelligence atypique, d'une richesse et d'une complexité extrême, donne au surdoué une lucidité redoutable sur le monde, une analyse aiguisée sur les choses et les gens, une compréhension approfondie du fonctionnement extérieur mais aussi une sensibilité très fine aux émotions des autres et à la qualité de la relation humaine. Leur intelligence grossit, amplifie, analyse dans le moindre détail tous les éléments de l'environnement. Et ce regard acéré sur le monde s'accompagne d'une hypersensibilité affective, d'une hyper réceptivité émotionnelle, de capacités sensorielles sur-développées. Le surdoué voit ce que les autres ne voient pas, entend ce que les autres ne perçoivent pas, ressent fortement et parfois violemment ce qui échappe à la plupart d'entre nous. Cette façon d'être au monde, toujours "branché" sur ce qu'il s'y passe, constamment assailli par les émotions qu'ils s'y jouent, "bombardé" sans répit d'informations sensorielles crée une anxiété constante et diffuse. Anxiété sans objet mais dans le même temps alimentée par une pensée toujours en marche. Pensée en quête constante de sens mais pensée sans limite. Pensée toujours en marche qui ne peut être apaisée par des certitudes : toute nouvelle hypothèse, un début de réponse, entraîne inlassablement de nouvelles questions, de nouvelles interrogations, de nouvelles angoisses… Pensée sans fin et quête existentielle centrale. Penser c'est vivre, mais trop penser c'est souffrir ! Pensée qui génère angoisses de mort et angoisses existentielles envahissantes et violentes. De plus, le surdoué, très jeune, manifeste une conscience collective très forte. Il lui est difficile de s'abstraire du contexte collectif. Comment être heureux dans ce monde aux injustices criantes ? Et être heureux pour quoi faire ? Les grandes causes humanitaires, écologiques, ou même les conditions de vie quotidiennes de personnes plus proches représentent pour cet enfant un sujet permanent de préoccupations. Il lui devient vite impossible d'accepter un bonheur égoïste et, devant son impuissance à changer le monde, il en vient à la vacuité de sa propre vie. S'il s'agit de vivre dans un monde aussi injuste avec si peu de possibilités de le voir réellement évoluer, pourquoi vivre ? et ai-je le droit d'être heureux ? Dans l'enfance, les illusions de toute-puissance, l'espoir d'être celui qui parviendra à combattre ces inégalités humaines sont souvent très actives. Les moyens de changer le monde occupent une grande part de la pensée effervescente de l'enfant. Il échafaude des plans, des programmes, des idées nouvelles qu'il pense pouvoir un jour réaliser. Ne jamais pouvoir s'arrêter de penser est une plainte récurrente dans la population surdoués. A l'adolescence en effet, tout devient plus violent, plus extrême. Et la confrontation à la réalité devient insupportable. Les rêves d'enfant s'effondrent. Le deuil de sa toute puissance est incontournable. L'absurdité de ses illusions infantiles agresse la pensée. L'idéal auquel on croyait doit être révisé. Le surdoué ne peut s'y résoudre. Il ne parvient à accepter les limites du monde qui l'entourent. Pour ceux d'entre eux dont les bases narcissiques sont trop fragiles et qui n'a pas pu, qui n'a pas su, qui n'a pas suffisamment été accompagné dans son développement affectif, dont les ressources psychologiques sont affaiblies, la pathologie survient, souvent violente et destructrice. La dépression avec idées suicidaires ou même passages à l'acte est la décompensation centrale de l'adolescent surdoué en péril psychologique. Un enfant surdoué est d'abord et avant tout un être affectif. Chez le surdoué, l'ingérence affective est constante. Tout est imprégné d'affect, d'émotions, de sensibilité. Le surdoué est d'une réactivité émotionnelle excessive. La moindre remarque, aussi anodine soit-elle le blesse, le touche ou même le bouleverse. Les bouffées d'émotions sont envahissantes et permanentes. Il cherche à s'en protéger pour ne pas être emporté par des émotions qui souvent le submergent. Pour s'en protéger, il met en place ce qu'on appelle la "défense par la cognition" c'est à dire qu'il va passer par le filtre de l'intellectuel, de la logique, du rationnel, toute émergence émotionnelle. Il décharge toute émotion pour la neutraliser, pour la maîtriser et la contrôler. Mais ce mécanisme, malgré son efficacité de mise à distance de la charge affective, est coûteux car l'enfant doit y consacrer une énergie importante. Il doit toujours être sur ses gardes. La menace émotionnelle est permanente et cet état d'hypervigilance crée une tension psychique considérable qui le vulnérabilise considérablement. L'identité profonde est menacée car la défense par la cognition coupe le Moi de sa véritable identité. A force de ne plus rien vouloir ressentir l'enfant ne sait plus bien qui il est. Pourtant, la force gronde toujours et l'idéal de vie du surdoué est là encore un idéal d'amour, pour lui mais aussi pour les autres. Et là encore les désillusions seront douloureuses et jamais totalement acceptées. La relation aux autres va implicitement confirmer ce "sentiment d'étrangeté". L'identification aux pairs est difficile car le surdoué n'arrive pas à trouver autour de lui un effet miroir. C'est à dire cette possibilité de se sentir pareil pour pouvoir assumer sa propre personnalité. Cet être ne partage pas avec les autres les mêmes domaines d'intérêt et les siens n'intéressent personne. Et le surdoué ne comprend pas le rejet dont il est l'objet, il souffre terriblement de ce sentiment d'exclusion qu'il ne peut finalement s'attribuer qu'à lui-même. Etre surdoué n'est pas une pathologie en soi ! Mais être surdoué est générateur d'angoisses, de doutes, d'incertitudes, crée une fragilité dans la construction de l'identité qui vulnérabilise considérablement la structure psychologique. L'intelligence excessive est un double mal : elle fait souffrir et personne ne songe à plaindre celui qui en souffre. Au contraire, elle peut susciter jalousie et agressivité et amplifier ainsi la souffrance.


L'Éducation nationale obligatoire, troisième bastion du Parti après l'information et l'université, est une tentative de contrôle des pensées, de la culture et plus habilement de la morale. Pensée par les universitaires, dispensée par les enseignants, elle a l'étonnante propriété d'être sublimée par les élèves eux-mêmes. Leur examen « moral », tacite, est permanent, et ils progressent autant grâce à leur conformisme que grâce à leurs connaissances objectives. Les universités, d'inspiration soviétique, abritent 95 % d'intellectuels proches du Parti, de pétitionnaires professionnels qui cadenassent l'ensemble des disciplines dites « sciences humaines », les plus politisées et médiatisées. Ceux qui rédigent manuels et programmes, comme les journalistes, réécrivent le passé, recréent l'homme, contrôlent le savoir. Leur seule obsession est de dominer le monde universitaire et de maintenir cette position.  Pour asseoir leur légitimité, ils consacrent beaucoup de temps à l'obtention de diplômes reconnus, à travailler dans des écoles prestigieuses, uniquement pour se donner une forme d'autorité mandarinale, qu'ils pourront distribuer eux-mêmes à leurs bons élèves. Le diplôme est un brevet de conformisme.  Le niveau affligeant de culture, d'orthographe, de réflexion, ne préoccupe plus, pourvu qu'on occupe les jeunes. Pendant que les étudiants font la fête, jouent à la révolution en bloquant leur faculté, ils n'encombrent pas les rues. Et surtout ils n'encombrent pas les bibliothèques. C'est jubilatoire : ces jeunes font exactement ce qu'un pouvoir peut espérer d'eux. L'ignorance c'est la force. Pas seulement celle des élèves et des étudiants : celle des professeurs et des décideurs aussi.


Le rebelle ne veut pas la fin de Big Brother, jamais de la vie : il exige que Big Brother en fasse plus, qu'il soit encore plus puissant, qu'il s'occupe encore plus de lui. Manifester pour demander des droits, c'est le plus parfait état de sujétion dont un maître puisse rêver. Toute sa vie le militant sera persuadé de « déranger », d'être tout à fait « subversif», quand il ne sera qu'un toutou voulant apprendre davantage de tours. Demander plus de domestication, c'est ce que font la gauche et l'extrême gauche, de toute éternité. Nous en sommes fiers, de ces « baiseurs de système » si pressés de se joindre à la grande orgie des rentiers de l'impôt. Méritocratie morale.


« Réagir avec dignité », ça veut dire accepter son sort de manière bien élevée.  « Mourir dans la dignité », ça veut dire clamser présentable.  Le terme est flou, certes, c'est là tout l'intérêt.  Premier article de la constitution européenne : « La dignité humaine est inviolable ». Nul n'est censé ignorer la loi, mais personne ne sait ce qu'est la dignité humaine. L'occulte au coeur du droit. La dignité est une sorte d'honneur plancher, de respect minimal, de considération de base, garantissant tout un chacun de l'humiliation, soit tout ce que peut souhaiter un animal domestique, avec modalités flexibles selon l'humeur du moment, soit tout ce que peut souhaiter son maître.  « L'émotion causée par l'atteinte au respect de la dignité de la personne humaine » peut constituer un « trouble à l'ordre public », c'est-à-dire la chose la plus arbitraire qu'on ait jamais inventé pour interdire.


La notion de dignité est basé sur les valeurs du système. La justice, l'euthanasie, les droits, l'égalité. La loi n'a plus pour objet de défendre les intérêts du peuple. Elle valide le régime, fait de la morale une religion d'État. C'est au nom de la dignité humaine qu'on n'enferme plus personne, qu'on ne dispute plus les enfants, qu'on veut piquer les vieux, abolir les frontières, aménager des accès pour personnes à mobilité réduite, donner aux pauvres, taxer les riches, accélérer l'immigration. Tous les êtres humains sont « dignes » de tout exiger de la société, donc de ne plus rien exiger d'eux-mêmes.


La liberté d’expression n’existe plus tant au niveau des médias, que dans la sphère privée puisque les individus sont contrôlés en permanence. Pour que ce contrôle soit total, le système incite à la délation. Ainsi, la population, déjà soumise à la surveillance permanente, fait également l’objet d’une surveillance intensive de ses pairs. L’instance qui contrôle l’ensemble des individus se nomme police de la pensée. Une politique totalitaire qui interdit toutes les formes de libertés individuelles aux classes sociales. Le novlangue est l’idiome officiel du Parti. Les membres dont le travail consiste à faire évoluer la langue, cherchent à  réduire le nombre de mots (on parle de « destruction » des mots et des expressions) dont le seul but est de restreindre les limites de la pensée. Cela doit conduire à supprimer la possibilité de commettre des « crimes par la pensée » : il n’y aura plus de mots pour les exprimer. Cette langue tend à empêcher tout individu d’adopter un quelconque esprit critique. Le concept de « double pensée » est un mot novlangue ; c’est ce procédé qui permet de transformer le passé. Les contradictions qui existent entre les noms officiels des ministères et leur réelle fonction sont aussi le résultat de cette double-pensée. Le novlangue est l’idiome officiel du système. Les membres dont le travail consiste à faire évoluer la langue, cherchent à  réduire le nombre de mots dont le seul but est de restreindre les limites de la pensée. Cela doit conduire à supprimer la possibilité de commettre des crimes par la pensée : il n’y aura plus de mots pour les exprimer. Cette langue tend à empêcher tout individu d’adopter un quelconque esprit critique. Le concept de « double pensée » est un mot novlangue ; c’est ce procédé qui permet de transformer le passé. Les contradictions qui existent entre les noms officiels des ministères et leur réelle fonction sont aussi le résultat de cette double-pensée.