FORCE DE REFLEXION 06

 

La nation telle que conçue par les révolutionnaires français n’a, en réalité, rien de “nationale”. Ce n’est pas la filiation, donc la culture, qui définit selon eux la “nation”, mais la sujétion de l’individu à l’état révolutionnaire. La nation c’est donc la “famille élargie”, cadre qui limite l’action politique authentiquement “démocratique” au sens grec du terme : le destin de la nation ne peut être déterminé que par ceux qui sont effectivement apparentés les uns aux autres. L’état révolutionnaire français est le promoteur d’un christianisme dévoyé et sécularisé, mis en forme par la “Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen”. Il affirme que la sujétion à l’état révolutionnaire est conditionnée par l’adhésion – obligatoire – de chaque individu à l’idéologie qui guide la révolution. Production de la philosophie des Lumières, c’est le triomphe de l’abstraction en politique : l’état proclame l’universalité des principes qu’il porte et combat ceux qui doutent où s’opposent. D’abord en France, puis à l’étranger. Le Royaume de France avec ses traits hérités de l’histoire, devient subitement la patrie de la révolution mondiale, premier jalon vers l’édification d’une république universelle où tous les individus et peuples ont vocation à se fondre. Dans les discours publics, il est frappant de relever que la France n’est plus tant “la France” que “la République”. Ceci s’explique par le fait que tous les déçus des expériences révolutionnaires en ont fait, par réflexe défensif, le dernier carré de la religion du Progrès. Face aux échecs soviétique, maoïste ou cubain, 1789 est devenu le dernier bastion du mythe révolutionnaire comme de son millénarisme. Les plus radicaux privilégiant 1793. La propension des élites, de plus en plus manifeste, à débuter et à clore toute discussion politique par le mot “république” traduit une absence de pensée politique presque revendiquée. Face à une mutation historique majeure en Occident – marquée par le retour du tragique qu’incarne l’émergence de l’Asie et le choc avec l’islam – l’élite française entre en phase de “dégrisement révolutionnaire”.

L’universalisme français avait cela de valorisant qu’il donnait à l’intelligentsia française l’idée de pouvoir modeler les destinées du monde depuis Paris. Contestée après la chute de Napoléon en 1815, vaincue lors de la décolonisation, une partie de cette élite avait cru pouvoir continuer d’exister en se glissant dans le sillon de la révolution communiste. Puis, après l’effondrement du Bloc de l’Est et l’adhésion de la Chine à l’économie de marché, cette même intelligentsia a vu dans l’Amérique néo-conservatrice la dernière puissance capable de défendre cet universalisme global dont la postérité conditionne sa propre crédibilité. L’établissement politique et médiatique opte pour le déni et la pensée magique. Ignorant tout des vérités établies par  Carl Schmitt sur la permanence de la guerre qui fonde l’essence du politique, il se réfugie dans un pacifisme qui ressemble de plus en plus à une forme d’autisme. Les révolutionnaires et républicains bon teint ont troqué la “fin de l’histoire” contre la “sortie de l’histoire”. Actuellement, et quoique avec de plus en plus de difficultés, les masses de France s’attachent désespérément au mythe du pacifisme. Croyant qu’il suffit “d’être pacifiste pour deux”, les “Je suis Charlie” prennent un plaisir sadique à expier des fautes imaginaires, seule réponse qu’ils ont pu apporter à la violence de l’ennemi. C’est le fameux “apartheid social” que Manuel Valls avait décrit comme cause première du terrorisme musulman. Recherchant avec angoisse à se convaincre de l’impossible retour du tragique, les croyants se rassemblent et glosent sur “l’islam républicain”, enfant sauvage à bon fond qu’il faudrait juste sermonner dans “des espaces de déradicalisation” pour qu’il daigne disparaître comme jadis le catholicisme. Aux claquements secs des AK-47 répond le bruit feutré des stylos d’assistantes sociales. L’intelligentsia française, et à sa suite le peuple, s’enferme dans la négation de la nature des choses, refusant de reconnaître que l’humanité n’est pas uniforme comme le proclame l’universalisme dogmatique, que les cultures s’affrontent invariablement et que ces cultures ont pour support des races et des peuples aux qualités diverses et divergentes. Par un retournement curieux, le républicanisme a abandonné sa dialectique matérialiste et athéiste au profit d’un mysticisme, voire d’un millénarisme amorphe. Le mot “république” est devenu le mot d’ordre de l’autisme idéologique qui sévit au sein de la caste politique actuelle, devenue incapable d’affronter et de penser le réel. Le mot “république”, répété ad nauseam par les différents élus et “journalistes”, n’est plus guère plus qu’un mantra aux allures d’exorcisme. Un mot aussi omniprésent que vide de sens réel, au point que de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, chacun peut s’en prévaloir. La France, devenue “la République”, n’est plus qu’un musée des conservatismes où tout s’inscrit en dehors du temps voire de l’espace, où tout ce qui bouge ou interroge est suspect a priori. Cette crispation, pour ne pas dire cette peur de l’histoire, souligne à quel point la crainte de l’avenir étreint les élites françaises. Assez étrangement, la gauche hexagonale accuse les droites de déviation réactionnaire quand, de fait, c’est bien elle qui témoigne d’une peur du futur et qui oppose une fin de non recevoir à toute remise en question. De quoi découle une incapacité à se projeter et à mouvoir. Il n’est plus question que “d’acquis” ou de “valeurs” sur fond de nostalgie et d’impuissance à comprendre et agir.


Le concept de “nation française” actuel n’est pas national mais idéologique. D’un côté, un simple acte de volonté, conforme à l’esprit contractualiste de Rousseau. Philosophie qui sera l’essence même de la révolution française. La révolution française prolonge l’idée déjà présente sous l’Ancien Régime selon laquelle la soumission au Roi, donc à l’état, est la base de l’appartenance “nationale”. Au XXème siècle, ce processus s’amplifiera et s’approfondira avec la révolution bolchevique au sein de la Russie tsariste, foyer de la Troisième Internationale. De la même façon que l’URSS a aboli la Russie traditionnelle, la République Française abolit la France en tant que pays particulier. La nationalité française depuis cette époque a pour fondement non plus l’appartenance à un groupe humain déterminé, défini ethniquement et racialement – comme le peuple japonais par exemple – mais l’adhésion aux grands principes révolutionnaires : universalisme, égalitarisme, athéisme militant. La France n’est plus qu’un instrument de la “révolution mondiale”. Exemple de cette union sacrée des éconduits de la révolution : le Parti Communiste Français. Vomissant hier la “république bourgeoise et réactionnaire”, le voici qui a désormais les yeux de Chimène pour la Cinquième République fondée par celui qu’il qualifiait de “fasciste”, le Général De Gaulle. Ce remplacement de la “France” par la “république” dans le discours des élites dominantes traduit un profond désarroi face à l’histoire. L’évaporation de l’illusion de “la fin de l’histoire” et des “lendemains qui chantent” prive de boussole philosophique les nostalgiques d’un progressisme hors de saison. Non seulement le prestige de la France du XVIIIème siècle a été écrasé à Dien Bien Phu, mais la voici réduite à battre en retraite dans les quartiers périphériques de ses grandes villes. Face à l’islam archaïque et intemporel désormais en guerre ouverte sur le sol français, les élites françaises sont en état de sidération, balbutiant un catéchisme inopérant. L’ivresse et l’euphorie évanouies, elle se refuse désormais à penser le politique au prétexte qu’elles n’en déterminent plus les dynamiques fondamentales. Cette réalité s’est parfaitement manifestée lors des attentats de Charlie Hebdo où, face à l’agresseur, le réflexe unanime a été un vaste rassemblement de nature religieuse. Ce retour du tragique et de la violence comme moteurs indépassables de l’histoire, s’est incarné avec espièglerie dans l’assassinat le 7 janvier des tenants parmi les plus connus de la vulgate gauchiste. Espiègle en raison de l’identité des assassins, de la forme que leur acte a pris mais aussi de par les buts idéologiques voire culturels revendiqués. L’égalité, mythe fondateur du “groupe” pensé par les révolutionnaires, s’évapore. Ce qui le laisse en état de choc. Par un retournement curieux, le républicanisme a abandonné sa dialectique matérialiste et athéiste au profit d’un mysticisme, voire d’un millénarisme amorphe. C’est dans ce contexte du retour de l’histoire et de la violence qu’a surgi un ennemi refusant d’être aboli par ce progressisme déchu devenu le très laïc et obligatoire “nihilisme festif et solidaire” républicain. Dans ce contexte de dissolution intégrale de tous les normes et hiérarchies, le choc des volontés et des cultures s’accroît. Des maghrébins musulmans, que les Français n’ont jamais réussi à “réduire à eux-mêmes”, guerroient contre eux. Et accessoirement ils massacrent leurs “compatriotes” de théorie. Mais la “nationalité” française étant “anationale” et exclusivement idéologico-étatique, cette réalité nouvelle des “Français de papiers” combattant “la République” pose la question du “eux” et du “nous”, en plus de celle “Ami/ennemi”. La fameuse question qui tétanise les dépositaires de 1789 car elle suppose, inévitablement, leur chute puis la guerre. La révolution française et le paradigme égalitariste et universaliste qu’elle a porté sont en train de s’effondrer sous nos yeux. Nous n’en sommes qu’au début. La reconfiguration politique en France s’articule sur les appartenances et les identités. Les républicains constatent que le retour du tragique et de la culture comme moteurs du politique réduit à néant tout ce qui les fonde, l’ennemi ne se sentant absolument pas lié au “contrat social” révolutionnaire. L’enjeu n’est donc plus tant l’ennemi que le maintien des mythes fondateurs de la mystique révolutionnaire française en France même. Le “nationalisme géographique et administratif” des révolutionnaires les rend sourds et aveugles aux permanences ethniques, raciales et religieuses qui se meuvent. Les républicains ne comprennent pas qu’il existe une unité organique entre les masses musulmanes de France et d’Europe et celle d’Orient, qu’une structuration mentale héritée les ramène tôt ou tard à ce qui les fonde. Il ne suffit pas qu’un Algérien franchisse la mer pour qu’il devienne l’héritier de millénaires de patrimoine spirituel et biologique de l’Europe. Cet utopisme déréalisant retarde gravement la mise en oeuvre des mesures les plus urgentes contre l’ennemi, que l’élite pacifiste refuse de désigner, estimant ainsi préserver la paix.


L’ignorance ou la paresse, est tout ce qui se manifeste par l’inaction de l’âme-esprit pour s’ouvrir sur la Connaissance. On la retrouvera dans cette expression hélas très répandue : « pourquoi se prendre la tête ». L’ignorance et la paresse sont les expressions de la faiblesse de l’esprit, et souvent d’une forme de lâcheté, elles se traduisent dans la pensée par un refus d’aller au fond des choses, de comprendre hors des préjugés et des certitudes toutes faites, elles se contentent des apparences, des illusions, des chimères, des mensonges qui sont utiles à son inaction. Dans le domaine de la parole, elles cultivent la normalité jusqu’au lieu commun, tout est acceptable plutôt que l’effort. Le passage à l’action sera minimaliste sans esprit de perfection, consensuel jusqu’à la complaisance et la complicité passive, et se traduira par un suivisme aveugle. C’est une des conditions majeures de la perte du libre arbitre, du discernement et de la volonté.


La tristesse est l’expression d’une perception négative, c’est l’ouverture de l’esprit sur un monde ténébreux, démoralisant, inhibant. La tristesse mène à la sinistrose et de la sinistrose à la névrose. La tristesse est pessimiste et le pessimisme est la forme la plus prononcée de l’ignorance. La tristesse n’est jamais compatible avec élévation, c’est une vibration lourde et pesante. Elle se manifeste dans une vision à tendance constamment défaitiste, nihiliste, sclérosante ou pire encore, elle transforme son adepte, celui qui devant tout événement restera inerte avec sa formule « à quoi bon ! ». La tristesse est une prison.


L’intempérance ou la gourmandise, c’est la libération sans restriction des appétits de l’animal humain, avec les conséquences et les perversions que nous connaissons bien sur l’équilibre organique et la santé. Mais c’est aussi sur le plan de la pensée l’engagement inconditionnel, sans retenue, et excessif dans des philosophies, des politiques, des croyances ou des actions irréfléchies. L’intempérance se caractérise par un manque de pondération et de mesure, c’est ce qui en toutes circonstances, mène le libre arbitre dans les geôles de l’excès, desquelles il est si difficile de sortir sans passer par la souffrance.


La concupiscence ou luxure, c’est la domination de l’esprit par la sensualité, la jouissance licencieuse, c’est la domination des sens physiques purement égoïste, c’est l’hédonisme érigé en philosophie cardinale. Sur le plan spirituel, la concupiscence se manifestera par le refus de tout ce qui ne procure pas du plaisir, et s’exprimera dans le cadre de la loi du moindre effort, de la facilité, ce qui mènera rapidement à l’atrophie des forces spirituelles sans lesquelles la volonté n’est qu’un vain mot.


L’injustice, est un aveuglement égotique, elle prive ceux qui se livrent à sa pratique, des facultés de pondération et d’équilibre. Sur le plan matérialiste elle génère rancoeur, haine et violence. Sur le plan spirituel elle condamne ceux qui s’y livrent à l’aveuglement et donc la perte du discernement sans lequel l’accession à la connaissance est impossible. Sur le plan pratique, elle provoque toujours à ses adeptes un inéluctable mal-être. La pratique de l’injustice est un alourdissement de l’esprit.


L’avarice, sur le plan matériel, conduit ceux qui s’y adonnent, à vouloir accumuler, dans des disproportions peu raisonnables, des pseudos richesses, en partageant le moins possible avec autrui, ce qui les amène à ne plus les partager avec eux-mêmes. L’avare est souvent un riche qui vit comme un pauvre. Sur le plan spirituel, on les retrouve parmi ceux qui cultivent le culte de l’élitisme, du secret, de la rétention de connaissances. Tout ce que reçoit l’avare, devient sa propriété, enseigner et transmettre équivaut pour lui à dilapidation et gaspillage. L’avarice n’est pas une ouverture sur la connaissance qui implique partage des richesses, mais un repli sur soi, un isolement sur les ténèbres de la médiocrité et de la cupidité.


L’erreur, c’est la confusion des sens, tant physiques que métaphysiques. Celui qui en est victime par ignorance et aveuglement, confond le « bien » et le « mal », le juste et l’injuste, le beau et le laid, le savoir et la Connaissance, ce qui est le plus élevé en matière vibratoire avec le moins élevé, le subtil et l’épais, la cause et l’effet, le pur et l’impur, etc… C’est la manifestation typique de la perte du discernement, qui peut très bien se faire à la marge, et comme un cancer, finir par envahir complètement le Corpus métaphysique. L’erreur est identifiable par le fait qu’elle est toujours contre-nature et souvent coupée des réalités tangibles, c’est le fameux délire des fausses connaissances (OVNI, médiumnité spectacle, bonne aventure et prophéties etc…).


L’envie est l’expression de désirs inassouvis chez quelqu’un, et qu’il constate aisément satisfait par d’autres. Elle entraîne la jalousie, la convoitise, la rancoeur, la médiocrité et la haine. Autant de lestes qui vont plomber l’esprit dans l’épais, l’obscur, le ténébreux. Ceux qui succombent à l’envie ont dans la pratique un comportement malveillant vis à vis de tous ceux qui pourraient, par leur supériorité d’élévation, porter ombrage à leur suffisance et leur présomption. L’envie comme l’avarice, est une maladie de l’esprit qui empêche ceux qui en sont atteint, de s’enrichir par ouverture de coeur et d’esprit.


La ruse nécessite de la part de ceux qui s’y adonnent, l’utilisation du mensonge, de la duplicité, de la malveillance, de l’exploitation des faiblesses d’autrui, tant sur le plan de l’action que de la parole. Elle condamnera ses adeptes à une vie de méfiance, de crainte et de suspicion permanente. Sur le plan spirituel, ils s’exprimeront par une recherche constante de ce qui chez autrui est critiquable négativement, et ces critiques seront souvent empreintes de méchanceté, avec laquelle elle partage une certaine filiation.


La colère, terrible émotion, qui à l’identique de l’amour terrestre, rend aveugle, outre que sur le plan physique, est une débauche d’énergie, limite gaspillage ; sur le plan spirituel elle condamne à des jugements hâtifs, manque de discernement, perte d’harmonie d’avec les plans subtils.


La méchanceté est la pratique qui rend l’être humain inférieur à tous les animaux. Elle implique rancune et esprit de vengeance. Sur le plan matérialiste et physique, elle s’exerce dans un but uniquement nuisible et malveillant. Son adepte doit faire abstraction de toutes les qualités qui élèvent l’esprit comme, le pardon des offenses, l’excuse, la compassion, la charité, la tolérance, la bonté, la générosité. Sur les plans spirituels, elle est l’expression de ce qu’il est convenu d’appeler les mauvais esprits, les démons sataniques, les diableries. Elle utilise les énergies négatives à très bas niveau vibratoire, comme la haine, la rancoeur, la jalousie, la vengeance, la cruauté, la violence, la destruction, la division, l’exclusion.


L’orgueil ou la témérité est considéré depuis la nuit des temps comme le père de tous les vices, il génère sur le plan physique, prétention, vanité, suffisance, arrogance, mépris, hautaineté. L’orgueil est la plus terrible prison de l’esprit dans le monde égotique. Sur le plan spirituel, il conduit ceux qui y succombent, à se croire supérieur en valeur et qualité, aux autres. C’est la marque manifeste d’une immense ignorance des lois de la création et de la justice divine, qui font que nous progressons tout autant par ce que nous recevons de ceux qui nous sont plus élevés sur la scala phylosophorum, que par ce que nous transmettons à ceux qui sont à un échelon inférieur, ce qui n’implique nullement une infériorité de valeur, mais un état transitoire dans l’évolution. L’orgueil fait toujours commettre soit des actes, soit des paroles téméraires, irréfléchies ou inutilement pénalisantes. Combien de situations dégénèrent seulement parce qu’il y a au milieu, quelqu’un qui s’enferme dans un orgueil mal placé. Le fameux « sauver la face » si cher à ceux qui cultivent le paraître au lieu de l’être, et qui ne sont plus que des masques d’apparence.


Il n’y pas de grandeur sans humilité, il n’y a pas d’élévation sans humilité, pas de connaissance, pas de discernement. Seule l’humilité nous permet d’être à la bonne place dans la nature. L’humilité, qu’il ne faut pas confondre avec humiliation qui n’est que sa perversion, est ce qui nous ouvre sur l’absolu créateur. La pratique de l’humilité au quotidien, est au début une ascèse et devient rapidement une véritable citadelle imprenable, à partir de laquelle nous fortifions sans cesse notre corpus métaphysique. L’Humilité a pour première vertu de nous libérer de vaines servitudes aliénantes et que par présomption et vanité nous avions cru nôtre. En allégeant notre fardeau, l’humilité nous rend légèreté et joie intense. L’humilité est la clef de voûte, la pierre d’angle, celle qui soutient tout l’édifice spirituel, c’est grâce à cette vertu suprême que s’ouvrent les portes du temple spirituel.


Dans les traditions laïques et profanes, la mort est tellement chargée de connotations négatives et péjoratives, qu’elle est la pire expression de la tristesse et de la sinistrose, ce qui en fait un « Péché ». Parler de la mort nécessite toujours des airs ou des mines de circonstance, c’est le meilleur moyen de plomber une conversation ou une soirée. La mort est le réceptacle de toutes nos angoisses, de toutes nos craintes, de toutes nos peurs. Les enfants sont éduqués très tôt, au travers des contes et histoires à dormir debout, dans la crainte et l’angoisse de la mort. La mort est une punition, le châtiment ultime, celui que l’on réserve aux pires criminels, l’horreur suprême. La mort est la phase terminale de cette maladie mortelle incurable qu’est la vie, et qui intervient après la décrépitude avilissante et honteuse qu’est la vieillesse.


La mort est aussi une initiation au sens ou la pensée anticipatrice de la mort fait découvrir à l'être humain la valeur de la vie.


La thèse fondamentale du libéralisme économique est que l'organisation de la production et des échanges est une affaire individuelle, et donc que libre échange et libre concurrence doivent déboucher sur un ordre social équilibré et juste. La critique communiste du libéralisme économique repose pour sa part sur le constat que le libéralisme conduit toujours à des sociétés inégalitaires, car ne tenant pas compte du fait que la liberté et l'égalité formelles ne suffisent pas si l'égalité des chances n'est pas instaurée et maintenue, et donc finissent nécessairement par générer de troubles sociaux : et la réponse du patronat aux légitimes revendications des masses ouvrières est toujours l'immigration. Les initiatives individuelles doivent donc être contrôlées, mais non pas interdites comme dans les pays communistes où elles étaient condamnées au nom de « l'individualisme » et du « culte de la personnalité », pour assurer le bien-être commun. Les socialistes étymologiques, refusent donc l'individualisme économique, mais non le dynamisme professionnel individuel : il se présente comme une doctrine sociale en dépassant le principe de la lutte des classes, et en résolvant les conflits d'intérêts, par une assimilation de l'individu à la collectivité  en instaurant une limitation, un plafond indépassable, à la richesse personnelle. En France ce procédé existe déjà pour des fonctionnaires tels les trésoriers des Trésoreries Principales, qui ont leurs primes trimestrielles plafonnées : le recouvrement de l'impôt n'en marche pas plus mal pour autant. Car dès lors que l'économie échappe à l'encadrement statal, elle se retourne contre la Nation. Le plus bel exemple en sont les Etats-unis d'Amérique, terre d'élection du mondialisme et du libéralisme économiques : vainqueurs du Japon en 1945, ils voient un quart de siècle après la plupart de leurs entreprises ruinées ou rachetées par leurs anciens vaincus! En France, nos « décideurs » se glorifient, au nom de la « loi du Marché », de faire des courbettes à des sémites en robe de chambre avec des serpillères sur la tête, ou à des rois cannibales accoutrés de costumes trois-pièces, pour obtenir les matières premières : minerais, carburants fossiles que les hardis colonisateurs que furent nos ancêtres ont prospecté, trouvé, extrait ; ainsi des sous-développés subitement enrichis par le sacrosaint « libre jeu des capitaux » peuvent-ils racheter nos châteaux, fleurons de notre patrimoine historique. Nos gouvernants mendièrent à de petits hommes jaunes en les couvrant de subventions prises sur les impôts des travailleurs français, l'implantation d'usines pour donner des emplois à leurs administrés. Voila à quelles indignités le mondialisme et le libéralisme économique contraignent les Européens ! Jamais, au temps du Roi-Soleil, il ne serait venu à l'idée de dire aux Français : « Les esclaves des colonies sont plus performants que vous, donc il faut que désormais vous vous abaissiez à leur niveau, voire en-dessous, pour être compétitifs » . C'est pourtant ce que disent, en substance, les ploutocrates mondialistes et les « grands patrons » à tous les peuples blancs du globe. La diversification industrielle devra être continentale et soigneusement orchestrée, avec une attention particulière à la spécificité régionale : la société de l'Europe Continentale retrouvera, comme au Moyen-Âge, une économie subordonnée à un ensemble de normes, coutumes, traditions acceptées comme telles, mais qui grâce aux apports de la Science interdira toutes famine ou épidémie comme autrefois. Il s'agira donc, comme en politique, d'une Troisième Voie qui ne sera ni l'économie libérale de la ploutocratie, ni l'économie planifiée des dictatures soviétiques. Par son attachement à l'ensemble d'idées, de doctrines, de moeurs, de pratiques, de connaissances, de techniques, d'habitudes et d'attitudes transmis de génération à génération aux membres de chaque nation d'Europe, cette économie subordonnée pourra également être appelée économie racialiste. Le développement de l'économie ne s'accompagnant plus d'une amélioration de l'organisation sociale, cette situation appelle un bouleversement de notre manière de voir : il faut développer de nouveaux outils conceptuels et repenser totalement notre manière de produire, d'embaucher, de faire travailler, de financer, de distribuer, de transporter, etc. L'économie consistera à donner la priorité à la multitude d'éléments non monétaires et sans substance physique constituée par les informations et connaissances détenues, et ayant une valeur positive pour le peuple. Cette économie prendra donc notamment en compte le capital immatériel de chaque pays (propriété intellectuelle, brevets, marques, dessins et modèles, bases d'information, gestion des connaissances, archives, patrimoine historique) qui par l'extension des usages de l'informatique prend de plus en plus d'importance dans la vie des peuples. Elle sera donc subordonnée à la créativité, considérée comme un actif immatériel, et ne s'appréciant pas seulement par le passé historique et le présent, mais aussi par sa capacité de projection vers de nouveaux marchés. L'utilisation la plus efficace du travail et de ce capital spirituel, ainsi que la disponibilité des ressources, devront être évaluées sur une base globale et à long terme. Un tel système ne peut pas être laissé à la merci des intérêts personnels ou nationaux étroits, mais doit s'appuyer sur des arrangements économiques européens de longue portée et à but autarcique. Les réformes de l'économie d'une démocratie seront donc à percevoir, selon un discours viable et audible, comme une « révolution par le haut » combinant une volonté de progrès et la consolidation d'une bienveillante autorité hiérarchique. Dans cette optique, la monnaie métal sera appelée à disparaître pour être remplacée par la monnaie dématérialisée, la seule n'existant que par son rôle social. Un système monétaire basé sur un métal précieux, en matérialisant la monnaie, la rend propice à la spéculation car l'or ne vaut que par sa rareté étant trop lourd et ductile pour avoir une quelconque valeur d'usage. La monnaie dématérialisée en revanche, dépourvue de valeur propre puisque totalement abstraite, est la seule à pouvoir réellement symboliser le fruit du travail productif d'un peuple : sans celui-ci, elle disparaît purement et simplement. Ainsi la monnaie ne pourra plus être un moyen d'enrichissement : c'est que dans notre système économique reposant sur le droit de propriété privée des actifs financiers et industriels, la monnaie a le pouvoir de rapporter d'autre monnaie, permettant à son propriétaire de percevoir un revenu par le seul fait de sa richesse. Or l'intérêt et le profit proviennent nécessairement du travail d'autrui, et en se transformant en capital financier la monnaie spéculative accorde à son propriétaire le pouvoir de capter une part de la richesse produite par le travail d'autrui, jouant par l'intermédiaire de l'intérêt et du profit un rôle d'instrument de captation et de transfert de richesse, et assurant la fonction de moyen d'enrichissement privé. L'économie s'attachera donc à ôter à la monnaie toute valeur spéculative en la restreignant de façon stricte à ses seules fonctions opératives : unité de compte ou de valeur (unité de mesure commune permettant de fixer les prix, de déterminer les valeurs marchandes), intermédiaire des échanges (plus facile que le troc, c'est là sa fonction la plus courante ; elle est distribuée par l'intermédiaire des revenus et chacun l'utilise pour l'échanger contre des biens ou des services), réserve de valeur (rendant possible l'utilisation différée dans le temps de la valeur d'échange précitée).


Porter atteinte à ce mystérieux “vivre ensemble” relève donc du crime de pensée et mène à la prison. Quelle est donc cette idole jalouse et colérique qui ne souffre pas qu’on ne se prosterne pas devant elle ? Comme toutes les formules de nature terroriste, le terme “vivre ensemble” vise à abolir une réalité pour lui substituer un nouvel ordre de choses radicalement opposé. Ce qui frappe c’est d’abord la banalité de la formule : “vivre ensemble”. Il est d’ailleurs devenu un nom, donc un objet, en lieu et place d’une action. On parle de défendre “le” vivre ensemble et non pas effectivement “de” vivre ensemble. Cette transformation peut sembler anodine mais traduit une fétichisation de ce que cette expression désigne, c’est-à-dire un objet censé concentrer sur lui les désirs désignés comme seuls légitimes par l’État. Une série infinie de déclinaisons en découle. Dans l’Hexagone, “Rire ensemble contre le racisme” est un des théâtres de la pensée unique se mettant en scène – comme jadis en URSS et dans les démocraties populaires – lors de spectacles soutenus par l’État. Le propre de la pensée collectiviste est sa dimension grégaire et archaïque, qui vise précisément à abolir l’individu, et par voie de conséquence la divergence et la critique. La dimension incroyablement primitive du terme “vivre ensemble” traduit cette régression. Peu importe donc ce que nous faisons ou qui nous sommes – sans parler de nos aspirations profondes – nous sommes sommés par l’État de tout faire “ensemble”. Ce qui importe n’est pas ce que nous faisons mais comment nous le faisons et avec qui. Cette réduction du corps social à lui-même trahit l’utilitarisme qui le sous-tend. L’état veut des individus qui ne s’interroge pas sur leur identité propre et entend prévenir tout questionnement par la réduction des hommes à une masse privée de ses besoins d’accomplissement de soi. En d’autres termes, les individus ne doivent plus se donner de but autre que de vivre, au sens physiologiquement du terme, et de laisser à l’État le soin de définir les buts supérieurs du corps social. “Vivre ensemble” suppose ici l’abolition volontaire de l’individu, de ses doutes, de ses aspirations particulières. Mais quel est cet “ensemble” qui se veut volontairement flou mais qui cache à peine le projet recherché ? D’abord cacher la vérité par l’euphémisme. Cet “ensemble”, c’est en réalité la masse hétérogène qui peuple l’Hexagone et qui n’est qu’un patchwork de races, d’ethnies, de groupes religieux, tous plus exotiques les uns que les autres. Ensuite prétendre à la neutralité alors qu’il s’agit de subjectivité radicale. S’il nous faut, selon l’État, “vivre ensemble”, c’est que l’expérience démontre que les pauvres diables que nous sommes ne le font pas. Ou plus exactement, ne le font pas selon l’état d’esprit que l’État a décrété comme juste. Le “vivre ensemble” ne décrit donc pas une simple réalité – des individus et groupes vivant effectivement ensemble dans un espace donné – mais désigne l’appel à une aspiration intérieure, au surplus obligatoire, de volonté de communion avec et entre les groupes précités. Le mot “ensemble” ne désigne pas “un” ensemble, en tant qu’objet, mais un appel à l’édification de cet ensemble, radicalement subjectif. Enfin, présenter cette subjectivité radicale comme une réalité alors qu’elle n’en a aucune. Puisque cet ensemble n’en est pas un et que loin d’être la description neutre d’un objet le “vivre ensemble” est un projet politique, il nous faut convenir que ce qui est présenté comme une vérité d’évidence n’a aucune espèce d’existence. Soulignons d’emblée la dimension ontologiquement mensongère du terme “vivre ensemble” : il refuse de nommer ce qu’il recherche,  se veut soi-disant neutre alors qu’il est un projet idéologique radical et enfin prétend décrire ce qui n’existe pas. Comme tout projet politique illégitime, c’est par l’ambiguïté et le mensonge qu’il est mise en oeuvre. Largement décrit par le système dominant comme “naturel”, ce “vivre ensemble” n’existe tout simplement pas. Et l’État, parfaitement conscient de cette illégitimité, entend procéder par ruse et effraction, mais aussi par la violence.  quand un état entend modifier la structuration psychologique de ses citoyens afin d’obtenir un ordre social donné, cela correspond à la définition même du totalitarisme. La dénonciation du totalitarisme est un thème plus que récurrent, surtout pour les choses les plus triviales. C’est aussi un des piliers de la rhétorique de la propagande de gauche, du moins dès lors qu’il s’agit de neutraliser ses opposants politiques. Mais le totalitarisme est un produit exclusif de la gauche. On ne s’étonnera donc pas que, face au totalitarisme réel en cours d’émergence, c’est elle qui en soit le cœur et l’âme sous le regard satisfait de son intelligentsia. Le totalitarisme signifie littéralement “qui tend vers la totalité”, une dynamique qui entend abolir toute distinction au nom de l’unification, sur tous les plans, de la société dans un pays donné sous l’égide de l’état. De quoi découle la destruction de toute opposition politique réelle et organisée, de toute philosophie de rupture, de tout ce qui échapperait au contrôle de l’état et de son idéologie, garante du pouvoir absolu du “parti” unique. La volonté délibérée de détruire la cellule familiale en la délégitimant par l’usage du “mariage pour tous” – le terme “tous” participant là encore de la quête de “totalité” – a signé cette marche en avant vers la “totalité politique” décrite plus haut. Il s’agissait, selon ses architectes, d’un des préalables à la communion totale que présupposerait l’indifférenciation généralisée. Mais cette marche totalitaire vers la “totalité politique” passe aussi par le stade biologique dont l’apologie du “métissage” est probablement la marque la plus effrayante de par son systématisme et l’urgence des sommations qu’il engendre au sein de la caste politico-médiatique. L’annonce par l’État qu’il se donnait pour objectif politique d’atteindre un certain stade de mutation biologique et raciale de ses populations et ce afin de garantir l’avènement de cette fusion entre société et Etat en un tout solide, aurait du littéralement aboutir à une mobilisation des gens attachés à leurs libertés fondamentales comme à leurs droits naturels. L’adhésion totale des médiats d’état à ce projet a permis qu’il n’en soit rien, bien au contraire. En France, l’amorce vers le totalitarisme prend également la forme de l’émergence d’un parti unique – le “front républicain” – édifié en défiance d’une opposition politique parfaitement pacifique et légale. Il ne suffit pas de décréter une telle unification pour qu’elle se produise. Par l’usage d’une mobilisation intense des masses, le parti unique qui existait jusque là discrètement et tacitement – parce que non menacé par le peuple – a du entamer sa création effective. Pour diverses raisons sur lesquelles nous ne reviendrons pas, la fusion de la société et de l’État se décrit lui-même sous le terme de “république”. Ce qui aboutit à l’usage systématique de ce mot pour toutes les activités décrétées comme idéologiquement légitimes et licites par l’État. Par les voix les plus autorisées du gouvernement – président, premier ministre ou ministre de l’Intérieur – il n’y a plus de distinction entre la société et l’État, les deux ayant fusionné en un tout unique sans que jamais ce processus ne fut formellement décrété en tant que tel. Le jacobinisme révolutionnaire et ses accents millénaristes et totalitaires de 1793 semble se réveiller, quoique en ayant approfondi sa radicalité idéologique en synthétisant et assimilant les acquis du marxisme et de ses différents rejetons idéologiques contemporains. Le “vivre ensemble” est donc le slogan bonhomme, volontairement anodin et dépolitisé, de la fusion de la société et de l’État en un tout unique désormais désigné par le mot “République”. Ce mot, loin de n’être qu’une abstraction, est un outil de gouvernement, doté de sa police et de ses moyens de direction politique, et cannibalisant désormais la société. Ce processus, une fois entamé, ne peut plus être stoppé jusqu’à la désarticulation complète de cette dernière. L’émergence d’un terrorisme d’état allant par ailleurs en se renforçant. Non pas pour détruire l’opposition, elle l’est déjà, mais pour empêcher sa formation. La paranoïa terroriste devient alors la seule règle du gouvernement. L’emphase des médiats d’état, des intellectuels homologués par le régime mais aussi des dirigeants politiques sur la centralité du régime souligne la dimension millénariste et religieuse de ce processus. Le discours officiel consiste à renforcer dans l’idée des masses l’exceptionnalité  de ce régime. L’État totalitaire tend invariablement à la communion religieuse comme aux accents sectaires. Ce qui se traduit par la nécessité de conjurer la dissociation du corps social et un discours de plus en plus découplé du temps et de l’espace, afin de créer l’illusion d’éternité, d’un ordre des choses qui ne peut pas changer. Comme de juste, pour justifier son existence et pour solidifier le groupe mobilisé par l’État, ce dernier doit désigner un ennemi, le diaboliser, le déshumaniser, et d’abord dans ses intentions puisque les aspirations des opposants ou des dissidents réels constituent en elles-mêmes la délégitimation du processus de fusion que nous avons décrit. Cette fusion suppose aussi que l’idéologie se substitue à la loi, puisque la communauté est désormais fondée par l’État sur la base de l’adhésion à cette idéologie. Ne soyons pas surpris de la destruction des lois garantissant la liberté de l’esprit dans ses activités communes que sont l’écriture, la prise de parole, etc. Subjective et floues, les nouvelles interdictions idéologiques qui se substituent aux lois permettent à l’État de réduire l’opposition dont le crime et la définition se réduisent progressivement au seul fait de “s’opposer”. C’est-à-dire de vouloir exister de manière indépendante. Quand l’indépendance des individus vis-à-vis de l’État, à tous les niveaux, est perçue par lui comme un crime, la tyrannie advient. Les lois mémorielles inspirées par l’interdiction de la remise en cause du génocide des juifs ont pu, pendant un moment, répondre à la volonté de la communauté juive institutionnalisée de faire taire des adversaires, réels ou supposés. Mais cette dimension n’est qu’un des aspects – peut-être de moins en moins significatifs – de leur objet actuel et futur. C’est le moyen pratique pour l’État de réprimer toujours plus amplement toute pensée opposante en s’en servant comme jurisprudence. Le vivre ensemble a des ennemis. Ces ennemis sont ceux qui ne croient pas au “vivre ensemble” en raison du simple constat empirique de la criminalité immigrée, de l’extension de zones islamiques en voie de radicalisation, du racisme débridé et revanchard de populations jadis colonisées, humiliées par le génie créateur de l’homme blanc et ayant échoué en tout en Europe malgré les énormes efforts sociaux et politiques consentis par les Européens à leur égard. Le vivre ensemble est le produit de la mécanique terrifiante du masochisme ouest-européen et du sadisme islamo-immigré. Si de nombreux intellectuels, situés dans le champ du “progressisme”, ont cru utile de renforcer le sentiment de culpabilité des masses européennes, ce sentiment préexistait largement en leur sein. En agissant de la sorte, en jouant le rôle – aux côtés d’intellectuels européens sortis du christianisme – d’oeil dans la tombe de Caïn, ces intellectuels ont façonné les candidats au martyr. Il faut donc pointer ici du doigt à quel point la frénésie, toujours actuelle, de nombreux intellectuels dits “antiracistes” donne aux masses allogènes, inaptes intellectuellement, les quelques principes centraux dont elles ont besoin pour passer à l’action, c’est-à-dire, pour assassiner le plus d’Européens de souche possible. Le “vivre ensemble” théorique pour nous, populations de race blanche soumises à l’enfer multiculturel, signifie de “survivre avec” en pratique. Mais du point de vue des autres, c’est-à-dire des allogènes, il suppose de “vivre à la place de”, de nous voler nos terres, de nous déposséder de notre légitimité comme de notre héritage, aidés en cela par des névrosés de notre race ayant décidé de mourir. Il n’est que de voir l’hyper agressivité des allogènes, contre nous, à quel point ils se sentent “chez nous chez eux” et comme ils cachent à peine leur volonté de nous imposer leur présence, y compris par la violence, pour comprendre que c’est une lutte existentielle, donc d’extermination. Ces masses veulent nous exterminer, à tous les niveaux, et d’abord physiquement. Tel est la véritable dimension du “vivre ensemble”. Vivre ensemble, sans les Blancs demain, avec l’aide des Blancs aujourd’hui. Mais cela suppose que nous soyons d’accord, que nous consentions à être détruits. Ce à quoi je réponds par une question: “Pourquoi devrions-nous vivre ensemble ?”. Je ne veux pas vivre avec des africains ou des musulmans en Europe comme sur ma terre. Je refuse absolument de soutenir la destruction de ma civilisation comme de ma culture par des masses fanatiques, brutales, inaptes, barbares en un mot, et dont la survie suppose ma mort et celle des futures générations de mon peuple. En somme, ce n’est pas parce que l’on veut nous exterminer que nous devons consentir à notre extermination. Cette guerre qui nous est faite suppose donc une réponse symétrique.


Quand une guerre éclate, les gens disent : “Ça ne durera pas, c’est trop bête.” Et sans doute une guerre est certainement trop bête, mais cela ne l’empêche pas de durer. La bêtise insiste toujours, on s’en apercevrait si l’on ne pensait pas toujours à soi. Nos concitoyens à cet égard étaient comme tout le monde, ils pensaient à eux-mêmes, autrement dit ils étaient humanistes : ils ne croyaient pas aux fléaux. Le fléau n’est pas à la mesure de l’homme, on se dit donc que le fléau est irréel, c’est un mauvais rêve qui va passer. Mais il ne passe pas toujours et, de mauvais rêve en mauvais rêve, ce sont les hommes qui passent, et les humanistes en premier lieu, parce qu’ils n’ont pas pris leurs précautions. […] Ils se croyaient libres et personne ne sera jamais libre tant qu’il y aura des fléaux.


Car le réel n'est pas donné comme tel, et de ce fait, la vérité n'est pas une et absolue. La réalité demande  à être saisie et ordonnée par l'esprit humain, qui, pour connaître, doit faire l'effort de se l'approprier et de l'organiser. La vérité est une valeur en tant qu'elle contribue à l'organisation du réel. Elle est un outil pour la volonté de puissance. De ce concept clé de la philosophie nietzschéenne, nous ne saurons jamais tout ce que le penseur avait à nous dire : son grand œuvre, La Volonté de puissance, qui devait synthétiser ses idées, n'a jamais été achevé.


Les peuples ne sont pas des associations volontaires, mais des agrégats naturel d’individus. Les identités nationales, quant à elles, sont des faits de nature qui s’imposent aux hommes, et non pas des constructions juridiques. Ce sont des élaborations politico-culturelles polymorphes, plurielles, multiples et évolutives, mêlant passé présent et futur, et qui se dérobent à l’analyse pour se réduire à un sentiment fort, puissant, évident, un sentiment profondément populaire, une façon d’appréhender le monde. En une formule, l’identité nationale, c’est la Race qui parle. Le nationalisme étant « la recherche des principes qui conviennent à un pays déterminé pour se maintenir incorrompu dans son être national et par la défense de cet héritage« , selon la définition de l’estimable Philippe Ploncard d’Assac dans son ouvrage-phare « Le nationalisme français » , il importe toutefois de se garder d’un nationalisme orienté vers l’autrefois, d’un nationalisme passif alourdi par le poids du passé. Là où le nationalisme passif se contente de reconnaître la tradition et de la perpétuer, le nationalisme actif en saisit le contenu et l’utilise pour ouvrir la voie à de nouveaux développements.Certes la volonté d’être soi conduit immédiatement à la fière reprise de notre passé, parce que l’essence du soi est l’aboutissement de son passé : le nationalisme actif n’abolit donc pas et ne veut pas abolir le passé, mais la tyrannie du passé. Par lui, le passé est mis à la disposition des Françaises et des Français, au lieu que ce soit eux qui soient à la disposition du passé. Le nationalisme actif nous libère de la tyrannie du passé en le relativisant, en présentant tous les éléments constitutifs de l’Histoire de la France comme des résultats, des produits, des oeuvres d’une praxis créatrice passée. Le fait que ces résultats furent obtenus autrefois ne leur confère, pour grandioses qu’ils pussent être, aucune autorité sur ceux que nous obtenons aujourd’hui ou obtiendrons demain. Car ce qui est réellement fondamental et décisif, c’est notre capacité à créer et innover; et c’est seulement de cette façon que le nationalisme actif nous ramène aux ancêtres — pour autant qu’eux aussi furent créatifs et innovants. L’inconscient collectif est le dénominateur commun d’une nation, il est comme son album souvenir, là où trouve consigné tout le vécu de l’ethnie : c’est la mémoire de la « race historique » et c’est à ce niveau des inconscients individuels qu’on trouve, en particulier, les symboles, les archétypes propres à sa culture. Au niveau de l’inconscient collectif se forment des images qui composent les infrastructures inhérentes de l’ethnie. L’inconscient collectif se manifeste dans les œuvres humaines : symboles, mythes religieux, œuvres d’art… il explique que certaines légendes se répètent dans les antiques mythes païens européens en des formes identiques, de même que certains thèmes qu’on retrouve dans leurs seules littératures. Ces archétypes sont les invariants de l’âme d’une nation, et ne peuvent être partagés, et encore moins compris, par d’autres races, ce qui renforce la nécessité de leur expulsion du territoire européen.


La femme appelle viriles toutes les qualités de l’homme qui présentent quelque utilité pour elle, et féminines toutes celles qui ne servent à rien, ni à elle ni aux autres. Les manifestations extérieures de l’homme ne rencontrent l’assentiment de la femme que si elles sont viriles, c’est-à-dire réglées sur le seul but de son existence, le travail, et modelées de sorte qu'à tout moment il puisse accomplir toutes les tâches dont elle le charge. Un observateur venu d’une autre planète croirait que les hommes font exprès de se ressembler autant qu’un oeuf à un autre, mais le type de leur virilité, c’est-à-dire la façon dont ils sont utilisables, varie à l’infini. Un homme qui change une seule fois de vie — c’est-à-dire de profession puisque vivre est pour lui travailler — inspire déjà moins de confiance. S’y risque-t-il à plusieurs reprises, la société le rejette et il reste seul. Car la société, ce sont les femmes. Non, on conçoit mal que les hommes acceptent de faire ce qu’ils font sans avoir le désir d’en changer. Ils s’y prêtent parce qu’on les a dressés à le faire, parce qu’on les a domestiqués. Leur existence entière n’est que la misérable séquelle d’un dressage. L'homme qui ne sait plus exécuter son numéro, qui gagne moins d’argent, cet homme-là culbute et perd tout : sa femme, sa famille, son foyer, le sens de sa vie — son dernier refuge. On pourrait dire, évidemment, que l’homme qui ne gagne plus assez d’argent redevient automatiquement libre et qu’il devrait s’en féliciter. Mais 1 homme ne souhaite pas la liberté. L’homme recherche sans cesse un maître, quelqu’un ou quelque chose, parce qu’il ne se sent pas en sécurité dès qu'il n’est plus asservi. Or, son choix tombe le plus souvent sur la femme. Mais qu'est-elle donc pour que ce soit précisément à elle qu’il doive la dégradation de sa vie, pour qu'il se laisse exploiter et asservir d’après les règles de l’art, pour que ce soit justement elle qui lui donne ce sentiment de sécurité ?


A l’être humain, le fait de vivre offre le choix entre une existence inférieure, réduite aux fonctions animales, et une vie spirituelle. Or, on considère comme prouvé qu’hommes et femmes naissent doués de facultés égales et qu'il n’y a aucune différence d'intelligence, à l’origine, entre les deux sexes. Mais il est établi de même que les facultés qu’on ne développe pas dépérissent. Pourquoi la femme n’emploie-t-elle pas son cerveau ? Parce que, pour rester en vie, elle n’a besoin d’aucune faculté d’ordre spirituel. En général, son intelligence se bloque au plus tard à douze ans, c’est-à-dire à l’âge où elle décide de se livrer un jour à la prostitution en trouvant un homme qui travaille pour elle contre le prêt, à intervalles réguliers, de son vagin. C'est l’origine d’une des erreurs les plus importantes que commet l'homme dans son appréciation de la femme : il la tient pour son égale, c’est-à-dire pour un être humain dont le fonctionnement sentimental et intellectuel se situe à peu près dans les mêmes domaines que le sien. Quand il déduit de ces manifestations extérieures ce qu’elle pense, c’est sa propre échelle de valeurs qu’il utilise finalement pour la juger. Ce qu’il arrive à savoir, c’est ce que lui dirait, ferait, penserait à sa place à elle. Par exemple, s’il observe qu’une femme passe tant et tant d’heures par jour à faire la cuisine, le ménage et la vaisselle, il n’imaginera pas un instant que ces tâches puissent la satisfaire puisqu’elles conviennent idéalement à son niveau intellectuel. Et là, il se trompe au lieu de commencer à s’intéresser à la vie spirituelle, à s’inquiéter de politique, d’histoire ou d’exploration spatiale.


Il est tout à fait logique que l'homme, qui tient la femme pour son égale et assiste à l'existence stupide qu'elle mène à ses côtés, se persuade que c’est lui qui l’opprime. Pourtant, aussi loin que remontent nos souvenirs, la femme n’a jamais été forcée de se soumettre, d’une manière ou d’une autre, à la volonté de l’homme. Elle a toujours eu toutes les possibilités de se rendre indépendante. Si depuis tout ce temps elle ne s’est jamais libérée de son « joug », il n’y a à cela qu’une explication : ce joug n’a jamais existé. L’homme aime sa femme, mais tout en la méprisant, parce qu’un être qui sort chaque matin de chez lui, plein d’énergie, pour conquérir un monde nouveau — ce qui évidemment n’arrive que rarement puisqu'il doit peiner pour gagner sa vie — ne peut que mépriser l’être qui refuse de le faire. C’est peut être la raison de tous ses efforts pour favoriser le développement spirituel et intellectuel de la femme : ayant honte pour elle, il croit qu’elle aussi a honte. Par gentillesse de coeur, il voudrait la tirer de son embarras. Ce qu’il ignore, c’est que les femmes ne connaissent pas cette curiosité, cette ambition, ce besoin d’agir qui lui paraissent si naturels. Elles ne participent pas à l’univers masculin parce qu elles ne le veulent pas : elles n'ont aucun besoin de lui. Le type d'autonomie de l’homme serait pour elles dépourvu de toute valeur, elles ne ressentent pas leur dépendance. La supériorité spirituelle et intellectuelle de l’homme ne les choque nullement ; dans ce domaine, elles n’ont aucune ambition. La femme peut choisir, et c’est ce qui lui assure une telle supériorité, une supériorité infinie, sur l'homme : elle a le choix entre la forme de vie de l’homme, et celle d’une sotte créature de luxe, d’un parasite ; presque toujours, elle choisit la seconde possibilité. L’homme, lui, n’a pas ce choix.


Une femme cherche à impressionner un homme seulement dans la mesure nécessaire pour qu'il reste avec elle et, au sens le plus étendu du mot, l’alimente. Tous ses autres investissements ont pour but exclusif la femme. En dehors de cette fonction alimentaire, elle n’accorde à l’homme aucune valeur. On peut parfaitement comparer la femme à une entreprise, système neutre programmé pour réaliser le maximum de gain : la femme se lie sans amour, sans méchanceté ni haine personnelle, à l’homme qui travaille pour elle. S’il l’abandonne, l’angoisse naturellement la saisit, car son existence économique est en jeu. Sous cette angoisse aux causes rationnelles ne s’ouvre aucun abîme infini, et sa compensation est elle aussi d’ordre logique : par exemple, il suffit de prendre un autre homme sous contrat. Cette angoisse n’a rien à voir avec les sentiments d’un mari ou d’un amant qui, dans la même situation, est torturé par la jalousie et souffre, en proie au complexe d’infériorité. Lorsqu’un homme quitte une femme, c’est toujours pour une autre et jamais pour être libre. Elle n’a donc aucune raison de l’envier ou de le jalouser : du point de vue féminin, la situation de l’homme ne s’est pas améliorée. Cette aventure existentielle, ce nouvel amour qui l’entraîne vers une autre, la femme abandonnée le considère à la manière du petit patron qui, perdant son meilleur employé au profit d’un concurrent, passe par les affres de devoir dénicher un remplaçant. Pour elle, un chagrin d’amour n’est, dans le meilleur cas, que le sentiment de voir une belle affaire s’évanouir en fumée. Aussi un homme fait-il une fois de plus preuve d’absurdité quand il admire la fidélité de sa femme parce qu’elle ne le trompe pas avec des hommes qu'il trouve beaucoup plus attirants que lui. Pourquoi le ferait-elle tant qu’il travaille bien et qu'il lui procure ainsi les joies qui lui importent vraiment ? La fidélité d’une femme n’a fondamentalement rien de commun avec celle de l’homme : contrairement à lui, elle demeure pour ainsi dire indifférente à l’aspect extérieur de son compagnon.


Lorsqu’une femme a le choix entre deux hommes, l’un âgé et l’autre jeune, dont le revenu est le même, elle choisit certes le plus jeune, non parce que sa jeunesse lui inspire un sentiment esthétique ou de la sympathie, mais uniquement parce qu’il pourra subvenir plus longtemps à ses besoins. Les femmes savent très bien ce qu’elles attendent d’un homme, aussi prennent-elles parfaitement leur décision : on n’en a probablement jamais vu préférer pour mari un pauvre diable de vingt ans à un quadragénaire fortuné.


Quelle ironie ! Ceux qui sont capables de concevoir une vie idéale la sacrifient, et ceux que cette abnégation met à même de vivre idéalement ne s’y intéressent pas ! On s’est tellement habitué à ce mécanisme absurde, à cette exploitation unilatérale d’un groupe d’être humains par une organisation de parasites, que tous nos concepts moraux en sont pervertis.


Un homme jeune qui fonde une famille et sacrifie ensuite le reste de sa vie, plongé dans des activités abrutissantes, à nourrir sa femme et ses enfants, est — à ce qu’on affirme — un homme honorable. L’homme qui ne se lie pas, n’élève pas d’enfant, vit ici et là, fait tantôt ceci, tantôt cela, pour se nourrir lui et lui seul et parce que ça l’intéresse, et qui, lorsqu’il rencontre une femme, se comporte envers elle en être libre et non en esclave, est, d’après notre société, méprisable et à rejeter. Rien n’est plus déprimant que de voir à quel point les hommes, jour après jour, trahissent tout ce pour quoi ils sont nés ; au lieu d’employer leur intelligence, leur force et leur merveilleuse énergie découvrir des mondes dont nul n’ose encore rêver, à explorer des sentiments dont nous ne soupçonnons pas encore la présence, alors qu’ils pourraient remplir leur vie d’une richesse infinie qui la rendrait enfin digne d’être vécue, n’est-il pas atroce de les voir renoncer à toutes ces
possibilités extraordinaires ?


Le besoin d’être libre ne peut se développer que chez des opprimés. Dès qu’ils le deviennent — et à condition qu’ils soient assez intelligents pour mesurer toutes les conséquences de leur liberté —, ce besoin se transforme en son contraire : l’angoisse les prend à la gorge et ils commencent à soupirer après la sécurité des liens retrouvés. Pendant les premières années de sa vie, l’être humain n’est jamais libre. Les prescriptions des adultes l’enserrent de toutes parts et, comme il n’a aucune expérience en matière de comportement social, il dépend complètement de cette réglementation. Ainsi naît en lui un désir si puissant de liberté qu’aucune autre nostalgie ne le bouleverse avec une telle force : il faut qu’il s'évade de cette prison et, à la première occasion, il le fait.


Tandis que l’intelligence s’exprime par des actes logiques et compréhensibles, donc mesurables, calculables, contrôlables, les faits et gestes des imbéciles, manquant de toute rationalité, ne peuvent être ni prévus ni contrôlés.


Le dressage par l’éloge présente entre autres les avantages suivants : celui qui est loué tombe dans un état de dépendance par rapport au laudateur (pour que l’éloge vaille quelque chose, il doit provenir d’une instance supérieure ; c’est donc reconnaître au laudateur un niveau plus élevé). L’éloge agit comme une drogue (lorsqu’il en est privé, l’intoxiqué confond toutes les valeurs et perd la faculté de s'identifier à lui-même). L’éloge accroît les rendements (il suffit pour cela de cesser de l’appliquer à l'état de choses présent et de ne l’accorder qu’au rendement supérieur).


L'homme demeure toujours esclave de son besoin d’éloges. La preuve en est que l’homme qui s’est assuré sa sécurité matérielle par une réussite dans un certain domaine, n’en change plus : il ne tentera jamais d’éprouver ses capacités dans une autre branche d’activité, il ne satisfera jamais sa curiosité. En règle générale, il continue à travailler le terrain qui lui a déjà valu des louanges, Dès lors, on n’a plus qu’un pas à faire pour soupçonner qu’il n’y a rien de positif dans ce qu’on, appelle le style « personnel » d’un artiste.


l’homme s’est tellement habitué, étant enfant, à la terminologie de la femme, qu’il ne ressent pas l’envie de dévoiler le vide qu’elle recouvre. Il faut qu’il croie, en gagnant de l’argent pour elle, qu’il accomplit quelque chose de noble et qu’il se livre ainsi à une activité dont elle n’est pas capable. L’analyse de ce cercle infernal est simple : la femme invente des règles qui lui servent à dresser l’homme afin de pouvoir le subjuguer. Ces règles, elle les ignore dès qu’il s’agit d’elle. L'honneur masculin, par exemple, est l’un des systèmes inventés par la femme ; elle-même, s’en dégageant a priori, ne respecte aucune sorte d’honneur pour manipuler d’autant mieux les hommes. En se dégageant d’un système, on est toujours capable de manipuler celui qui tient davantage à un système qu’à la raison.


La pauvreté de sentiment de la femme se manifeste par la manière dont elle réprime les émotions chez l’homme pour s’assurer la réputation d’être seule à être pleine de sensibilité et de tendresse. La sensibilité de la femme est presque nulle, peut-être parce qu’elle ne peut se permettre de se laisser aller à ses sentiments. Mais cela entraînerait pour elle l’obligation de penser, de travailler, d’assumer des responsabilités, de renoncer à tout ce qui leur est agréable. Elles n’en ont aucune envie. Aussi se refusent-elles tout sentiment, mais en jouant la comédie de l’émotion permanente pour dissimuler à l’homme à quel point elles sont en réalité froides et calculatrices. Imitatrices parfaites, elles parviennent grâce à leurs grimaces à toujours garder la tête libre et à utiliser au mieux l’émotivité de leur partenaire.


Tous les dressages reposent sur le principe « sucre-et-fouet ». C’est le rapport des forces physiques du dompteur et du dompté qui en détermine le mode d’application. Toutefois, une certaine tendance en faveur de la douceur se manifeste dans le dressage des jeunes enfants : le sucre entretient constamment la confiance qu’ils ont dans leurs parents auxquels ils viennent confier leurs problèmes, ce qui permet de les manipuler mieux qu’en les rossant. Comme l’animal dépend pour manger de son dompteur, il arrive à faire ce que l’autre exige de lui.


Le fondement de l’économie est toujours le troc. Lorsqu'on réclame un service, on doit offrir en échange quelque chose d'une valeur correspondante. Or il se trouve que les hommes accordent un prix insensé a 1'usage exclusif d'un vagin de femme. Il permet a cette dernière de se livrer à une exploitation qui n'a épargné aucun homme, et d’une dimension telle que le système capitaliste le plus conservateur n'est rien en comparaison. Dès sa puberté, la femme refoule son désir sexuel, conformément aux conseils de sa mère, en pensant au capital dont elle devra tirer plus tard le meilleur parti.


Celui que la nature a doté d’une forte libido est encore plus soumis que les autres : « le jeune homme dynamique, actif, enthousiaste, décidé » que recherchent avec tant de convoitises les entreprises de tous genres, n’est rien d’autre qu’un psychopathe totalement esclave de son sexe : s’il se fixe des objectifs particulièrement élevés, c’est uniquement par référence à la femme. Son désir sexuel est si fort qu’il renonce à l’explorer pour se payer une femme avec son argent si chèrement gagné. En vain la nommera-t-il son « aventure », elle ne remplacera jamais ce qu’il a perdu : dès qu’il la rencontre, il entre dans le système rigoureux de l’offre et de la demande où tout obéit à des règles rigides et où les surprises sont rares.


arrivés à l’âge adulte, les hommes ne croient plus aux enseignements de leur église (à moins que le dressage ait particulièrement bien réussi, comme c’est le cas pour un prêtre) ; mais quand un enfant est soumis assez tôt à cette discipline, on peut cultiver en lui certains archétypes, ceux du Bien et du Mal par exemple, qui s’enracinent non pas dans sa raison, mais dans son inconscient et qu’il ne pourra jamais plus oublier. Tout système de croyance repose sur un dressage qui se compose d’un certain nombre de règles, ou commandements, et d’un catalogue de châtiments qui s'appliquent à leur transgression, c’est-à-dire aux péchés. Naturellement, ces châtiments ne se réalisent jamais ; croire à une « conscience supérieure » ne s’appuie sur rien de réel et, par conséquent, personne n’est en mesure de connaître ou de punir un péché secret. Naturellement, au fur et à mesure que son intelligence se développe, l’être humain discerne la vérité de la fiction et constate que ces châtiments n'en sont pas. Mais la peur qu’ils ont inspirée (le sentiment du péché) subsiste, profondément enracinée lors du dressage des toutes premières années, jusqu’à empêcher l’homme de commettre certains actes qu’il a considérés comme « mauvais » dans son enfance. S’il passe outre, il a mauvaise conscience.


Au point de vue moral, mentir est l’un des droits de l’Homme dont tous devraient bénéficier, ne serait-ce que pour se protéger contre les tentatives d’une société qui tend à pousser trop loin son contrôle et pour diminuer ainsi l’intensité de la lutte qu’on soutient pour vivre. L’ennui, c’est que pour que le mensonge garde son sens, il ne faut pas que tout le monde mente. C’est-à-dire qu’on ne peut tromper que quelqu’un qui aime la vérité et qui part du principe que le menteur l’aime comme lui. Ainsi, le mensonge est-il un article de luxe, et sa valeur dépend de sa rareté ; dans l’intérêt même du menteur, le mensonge doit demeurer rare au moyen d’une condamnation permanente. L’amour qu’éprouve l’homme pour la vérité est la condition sine qua non de la survie de l’ordre sur lequel est fondée toute la société actuelle, où la totalité des travaux nécessaires sont exécutés par des hommes. Il serait impossible de construire sur le mensonge un système fonctionnel, c’est-à-dire logique. Dans notre société hautement développée, où la répartition des tâches est poussée à l’extrême, chacun doit pouvoir collaborer avec tous et se fier totalement à leurs informations.


Entre une femme et un homme, tous deux non fardés, chauves et nus, il y a très peu de différence. A l’exception des organes qui servent à la reproduction de l’espèce, tout ce qui distingue aujourd’hui l’homme de la femme est un produit artificiel. L’enfant-homme devient homme en développant son intelligence et sa productivité, fille de son intellect, alors que son aspect extérieur demeure presque inchangé. L’enfant-femme devient femme à la suite d’un abêtissement graduel et d’une transformation de son aspect extérieur : la différenciation exagérée des sexes est donc exclusivement son oeuvre.


Un diplôme s’obtient facilement en apprenant par coeur, et il est peu d’examens où l’on peut distinguer les connaissances réelles du bluff.


Pour la femme, amour signifie puissance ; pour l’homme, asservissement. Pour elle, c’est le prétexte de l’exploitation commerciale de l’autre ; pour lui, c’est l’alibi sentimental de son existence d’esclave. Avec l’amour, l’homme qui se trompe lui-même se dissimule sa lâcheté ; grâce à lui, il se persuade que son esclavage vis-à-vis de la femme et de ses otages est honorable et a une haute valeur morale. Il est dès lors satisfait de son rôle d’esclave, le but de ses désirs.


« antifas » et antiracistes, non seulement sont embourbés dans des schémas de pensée illogiques et incohérents, mais de surcroît se croient libres penseurs alors qu’ils ne font que perpétuer et répéter des idées instillées dans les inconscients  depuis des décennies par différents médias (télévision, rock, BD etc…) contrôlés par la ploutocratie mondialiste affairiste.


Nos grandes villes d’aujourd’hui ne possèdent aucun monument se détachant de l’aspect général de la cité et pouvant être désigné comme le symbole de toute une époque. Les villes antiques possédaient toutes un monument de leur gloire, caractéristique de la cité d’alors, appartenant à la collectivité et destiné à entretenir sa fierté nationale, ethnique ou raciale : non pas à proclamer la richesse de groupes financiers, comme les tours de la Défense, mais la grandeur et l’importance de la collectivité.


Les quelques colonnes que nous pouvons encore admirer, émergeant après des millénaires d’érosion des monceaux de décombres et des espaces couverts de ruines du monde antique, ne sont point les bâtiments commerciaux de ces temps-là, mais des temples et des bâtiments d’état : leur propriétaire était le peuple. Jamais, même lors de la décadence des mondes grecs et romains, les villas ou palais des plus riches ne tinrent la première place: ce furent les stades, les thermes, les cirques, les aqueducs, les basiliques… tous bâtiments appartenant à la Nation et non à des particuliers. Et le Moyen-Âge maintint ce principe directeur même si les conceptions artistiques devinrent différentes: ce qui, dans l’Antiquité, s’exprimait dans le Panthéon ou l’Acropole*, trouva son symbole dans l’art architectural gothique. Les palais de la Renaissance n’échappèrent point à cette règle, en ce sens qu’ils traduisaient alors la puissance commune, le pouvoir de ceux qui gouvernaient et de ceux pour qui ils gouvernaient selon le type de structure politique de la communauté où ils se trouvaient. Mais quels monuments le XX° siècle laissera t-il à la postérité? Le centre Beaubourg ? La pyramide du Louvre? Les colonnes de Buren? En vérité je vous le dis, le seul avantage de ces « monuments » est que, leur mauvaise construction égalant leur médiocrité architecturale, en cas de cessation d’entretien ils s’écrouleront d’eux-même en quelques décennies _ le retour au néant étant la seule harmonisation possible avec leur nullité artistique. Il manque donc à nos villes modernes la caractéristique principale de la communauté populaire; il n’y a donc point lieu d’être surpris si la collectivité ne voit, dans ses propres villes, rien qui la symbolise. Car dès le XIX° siècle les villes européennes commencèrent à perdre de plus en plus le caractère de centre de civilisation, et s’abaissèrent jusqu’à n’être plus que de simples centres d’habitation, puis d’immigration; et si le travailleur d’aujourd’hui s’attache peu au centre qu’il habite, c’est que celui-ci ne représente plus guère que le lieu de stationnement de chacun et rien d’autre. Le nomadisme imposé aux populations par les changements fréquents de lieu de travail prend d’ailleurs bien soin de ne laisser à quiconque le temps de s’attacher à une ville, mais le manque de caractère culturel de nos cités y est également pour beaucoup: dans le monde antique, des cimetières se trouvaient de part et d’autre des voie romaines conduisant à la cité, établissant une continuité tant historique que charnelle entre le citoyen et ses ancêtres; de nos jours, on n’y trouve que des magasins à grande enseigne, les mêmes à l’orée de chaque ville… le nombre de véritables oeuvres d’art en devient inversement proportionnel à la population d’une de nos actuelles mégalopoles, et toutes ne vivent plus que de la gloire et des trésors du passé, tant l’apport artistique monumental de notre époque est médiocre et insuffisant. Plus elle sera lamentable et misérable, plus une époque essaiera de d’effacer ou de ridiculiser les vestiges du passé: des rappeurs mulâtres samplent les symphonies de Beethoven, les « Christos » empaquètent le Pont-Neuf à Paris et emmaillotent le Reichstag à Berlin, lui donnant une allure de gigantesque tente berbère… c’est que plus les oeuvres d’art d’une époque et de ses hommes sont basses et misérables, pire est l’acrimonie envers les témoins de la grandeur et la dignité passée. Exaspérés de leur infériorité, ils tentent alors d’effacer ou de ridiculiser les souvenirs du passé de la civilisation _ toute possibilité de comparaison étant de ce fait supprimée _ pour pouvoir présenter leurs excrétions pseudo-artistiques comme le seul art contemporain. Des violences iconoclastes protestantes des années 1550-1560 aux centaines d’églises et couvent détruits en Espagne de 1931 à 1936 par la populace, les temps de révoltes anomiques ont toujours été accompagnés de destructions de symboles civilisationnels. Les actuels « nouvelles idées » ou « enseignements nouveaux » s’attachent à nier le passé, ou à le peindre comme néfaste ou dépourvu de valeur : cette volonté disruptive a pour origine, soit la valeur médiocre de ceux qui les expriment, soit l’intention pernicieuse de dévaloriser notre héritage.


Le conformisme est une des modalités de l’influence sociale et se manifeste par le fait qu’un individu (ou un sous-groupe) modifie ses comportements, ses attitudes, ses opinions pour les mettre en harmonie avec ce qu’il perçoit être les comportements, les attitudes, les opinions d’un groupe dans lequel il est inséré ou souhaite être accepté. La conformisation se développe sous l’effet conjugué, et dans des proportions variables selon les cas, d’une pression du groupe sur l’individu et de l’adhésion volontaire de celui-ci. Cependant, il y a différentes formes de conformisme, qui impliquent plus ou moins profondément la personne. Parmi les différents facteurs qui modulent la conformisation, plusieurs recherches ont mis en évidence les caractéristiques de la cible d’influence, celle de la source, et le contexte normatif global dans lequel a lieu leur interaction (il y a des groupes sociaux où la conformité est valorisée, d’autres où ce n’est pas le cas).


Le besoin d’approbation est un besoin fondamental qui est issu de l’enfance et qui continue à s’exprimer tout au long de la vie. L’enfant, en effet, règle sa conduite selon les signes d’accord ou de désaccord qu’il reçoit de son entourage, et qui sont, pour lui, confondus avec le bien et le mal. Une fois adultes, la plupart des individus ont besoin, pour croire en eux-mêmes, d’être reconnus et acceptés par leur entourage. De là la recherche de l’accord, de l’acceptation de soi par autrui, au prix parfois du sacrifice de ce qui pourrait nous faire rejeter. Le besoin de certitude s’exprime quant à lui lorsque nous ne disposons pas de toutes les informations objectives nécessaires et suffisantes pour être tout à fait sûrs. L’accord des autres sur un fait donné est le seul moyen dont nous disposons pour sortir du doute, la non-conformité avec le groupe étant alors un risque ressenti de ridicule ou d’erreur.


La plupart des situations sociales sont normées et les valeurs et les modèles qui les sous-tendent se traduisent concrètement par des panoplies de comportements que doivent adopter les acteurs sociaux, car leur respect conditionne leur appartenance au groupe. Ainsi, dans le milieu de la publicité, il s’agit d’être créatif, entre adolescents il faut être « cool », les mannequins se doivent d’être sophistiqués, et les hommes d’affaires « battants ». Si un individu, par peur de perdre son autonomie personnelle et donc d’avoir une image de lui moins positive, s’écarte trop de ces modèles de comportements, il peut perdre l’évaluation sociale positive de ses pairs.  Le conflit qui résulte du désir de plaire et de la détermination de protéger sa singularité peut pousser l’individu vers la recherche simultanée du conformisme et de la différence. Il manifestera alors une « conformité supérieure du soi » : elle consiste à se valoriser par rapport aux normes en vigueur, en s’attribuant les caractéristiques valorisées positivement et en se décrivant comme plus conforme que les autres (même si objectivement cela ne correspond pas à la réalité). La conformité supérieure de soi pour le punk est d’avoir une crête plus « destroy » que celle des autres punks, l’homme de publicité estimera son imagination plus créative que celle de ses collègues, la mère de famille cuisinera encore mieux que ses amies etc... Chacun pense incarner alors le plus parfaitement les idéaux et les règles de conduite appropriés à son groupe d’appartenance.


Avec la conformité, l’obéissance représente une deuxième forme essentielle de l’influence sociale. Elle peut être définie globalement comme la modification du comportement, à travers laquelle un individu répond par la soumission à un ordre qui lui vient d’une autorité légitime. Sommairement, on peut donc définir l’obéissance comme la soumission à une autorité.


La conception du plaisir est souvent faussée dans sa quête éperdue. Le principe de plaisir, dans l'inconscient, est infini. Dans le conscient, le plaisir ne se présente pas de la même façon ; pour être viable, il doit subir un travail de transformation. S'il apparaît en lui-même, réclamant un salaire impossible, il déstabilise la personnalité qui s'épuise uniquement dans la recherche de satisfactions.


Le rêve de l’industriel, c’est l’ilote, l’esclave sans conscience des sociétés antiques, le Crétin des sociétés modernes. La société industrielle oeuvre à le peaufiner. Le néo-libéralisme a rétabli la misère ; il était logique que parallèlement il réhabilitât l’ignorance. Mais une ignorance diplômée. Les diplômes ne sanctionnent plus, comme autrefois, une compétence. Ils délimitent, au mieux, une tranche d’âge. On forme ainsi des générations de frustrés qui revendiqueront leur formation « Bac + 3 », tout en se voyant proposer des emplois très subalternes.


Notre société a compris qu’il était de toute première urgence de fabriquer les personnels acculturés dont le marché avait besoin. Dans ces dernières années, et pour la première fois depuis trois décennies, la demande de travailleurs non qualifiés a notablement augmenté en France. Moins ils en savent, plus facilement ils seront taillables et corvéables à merci. Ajoutez à cela le poids psychologique des CDD, qui ont tendance à se généraliser, les facilités faites aux entreprises pour licencier ou délocaliser, et vous obtenez ce que nous avons aujourd’hui : une classe ouvrière parfaitement dépourvue de tout moyen de s’insurger. Ajoutez encore le décervelage concocté par des médias qui pataugent entre médiocre et minable, et le tableau est complet. Plus personne ne peut même envisager de manifester sa mauvaise humeur. Trente ans de réformes habiles ont répudié l’intelligence – parce que l’intelligence est moins l’adaptation que la contestation. On n’a pas besoin de beaucoup d’idées lorsqu’on en tient une bonne : on a orchestré la baisse de niveau en interdisant tout simplement de faire apprendre. Plus rien ne permet de lui imposer un savoir : l’esclave habilement fabriqué jouit de son ignorance, et s’insurge même contre les fauteurs de trouble – tous ceux qui voudraient encore lui apprendre à sortir de sa torpeur. Avec l’aval de l’institution, puisque l’élève est plus important que l’enseignant. La spontanéité érigée en dogme est le plus beau facteur d’aliénation moderne.


Déjà en 1574, La Boétie rappelait : Cette ruse de tyrans d’abêtir leurs sujets ne se peut pas connaître plus clairement que Cyrus fit envers les Lydiens, après qu’il se fut emparé de Sardes, la maîtresse ville de Lydie (…) : on lui apporta des nouvelles que les Sardains s’étaient révoltés ; il les eut bientôt réduits sous sa main ; mais, ne voulant pas ni mettre à sac une tant belle ville, ni être toujours en peine d’y tenir une armée pour la garder, il s’avisa d’un grand expédient pour s’en assurer : il y établit des bordeaux, des tavernes et jeux publics, et il fit publier une ordonnance que les habitants eussent à en faire état. Il se trouva si bien de cette garnison que jamais depuis contre les Lydiens il ne fallut tirer un coup d’épée. Ces pauvres et misérables gens s’amusèrent à inventer toutes sortes de jeux, si bien que les Latins en ont tiré leur mot, et que ce que nous appelons « passe-temps », ils l’appellent LUDI, comme s’ils voulaient dire LYDI.


Même s’il est indéniable que la décadence vient pour grande partie des Etats-unis d’Amérique, ils demeurent cependant le seul pays au monde où la population blanche soumise à une immigration désintégratrice peut non seulement protester contre cet état de fait, mais de surcroît dénoncer ses instigateurs juifs. Oh, certes, la chose n’est pas aisée et entraîne souvent mort sociale et turbulences professionnelles, mais elle est légale ! Et cette liberté d’expression, contrairement au Canada et à l’Europe, ne peut être muselée par les lobbys israélites, car incluse dans la Constitution – le fameux Premier Amendement garantissant la liberté de la presse, et donc, la liberté d’expression. On se souviendra également que pendant plus que quarante ans, la législation de l’Amérique comporta des lois racialistes et eugénistes et que cela n’entraîna aucune déportation ni extermination de masse : voilà ce que l’on peut répondre aux détracteurs du racisme, qui affirment que toute prise de position raciale conduit nécessairement au génocide ou à l’ilotisme.


Une théorie sociale sans émotion est une théorie sociale sans êtres humains, car c'est l'émotion qui rassemble la société et la fait avancer. La clé des émotions se trouve, ironiquement, dans la métaphore d'une machine, non pas dans le mouvement d'horlogerie d'un Newton, mais dans la machine à apprendre explorée dans les domaines du connexionisme et des systèmes dynamiques complexes.


Car c’est bien de valets qu’ils ont besoin, là-haut. Alors on condamne des enfants à la faute perpétuelle, d’abord en leur apprenant à lire selon des méthodes dont on sait, depuis trente ans, qu’elles génèrent une clientèle massive pour les orthophonistes, puis en leur autorisant les graphies phonétiques, sanction logique de leur incompétence programmée. Le Crétin formaté par les contempteurs de l’orthographe n’aura plus même les moyens d’écrire aux prud’hommes pour protester contre son licenciement. D’ailleurs, à terme, on pourra se passer de prud’hommes.


Le Crétin pontifiant, qui est ordinairement de gauche, mais qui peut être de droite (car la droite s’extasie volontiers des balourdises conceptuelles de la gauche – tout comme la gauche brûle de concurrencer la droite dans le domaine économique) salue à grands cris les trouvailles verbales des jeunes. Autant de preuves, assure-t-il, de leur inventivité, de leur dynamisme poétique. Sans doute l’école est-elle en faute, qui ne sait intéresser ces petits génies du verlan… Le Crétin, bien entendu, se leurre. Les mots à la mode, les mots des groupes et des gangs, ne témoignent que d’une chose : la pauvreté absolue de la langue pratiquée par tous les damnés du système. Les jeunes se serrent autour d’un langage schtroumpf comme Erectus se pelotonnait dans son abri sous roche. Il est le plus petit commun dénominateur des morts de faim de la culture. Les quelques mots du groupe sont mots à tout faire – et c’est tant mieux, puisqu’on leur prévoit un emploi à tout faire – et à ne rien dire.


La littérature est modèle et anti-modèle. À étudier ce qui s’est dit et écrit de mieux au cours des siècles, on forme son propre jugement – par admiration de l’un, mépris de l’autre, indifférence pour un troisième. Au moins, on les connaît : on sait désormais que dire, et qu’en dire. L’enseignement de l’Histoire, de même, renseigne l’avenir. Les siècles passés, en bref, donnent tous les mots et toutes les clés du présent. En revanche, en s’interdisant, pratiquement, d’aller voir de près ce qui fut pensé, on autorise cette dérive permanente du relativisme non argumenté.


En coupant les jeunes de la culture, on les a confinés dans le ghetto d’une langue raréfiée, où les quelques mots subsistants sont affublés de tous les sémantismes en même temps. « C’est géant / c’est nul » : entre ces deux jugements, toute la gamme intermédiaire – tout ce qui permet d’affiner la pensée – a disparu. La vraie novlangue d’Orwell est là. Et elle résulte elle aussi d’un calcul d’État. « Ça craint, mec ! » beugle le jeune con(temporain). « C’est double-plus-bon », devaient dire les épigones de Winston, le héros de 1984.


Les inventions verbales, dans ce contexte d’appauvrissement général, ne témoignent nullement de la vigueur de la langue, mais de son extinction. Le mot branché (chébran, bléca, ce que vous voulez) est l’argot d’une secte, d’un gang, d’un clan. Il n’enrichit pas la langue, il entérine l’exclusion. Les jeunes n’ont plus les mots pour organiser ne serait-ce qu’un embryon de pensée.


Au nom d’une démagogie monstrueuse, on a prétendu lutter contre l’élitisme – le mot même est devenu grossier. Ce faisant, on a permis aux élites au pouvoir de perdurer – l’aurait-on fait exprès ? La République, en anéantissant l’école de la République, est redevenue une oligarchie figée.


Dans la novlangue des néo-pédagos, il faut, nous l’avons vu, prendre les mots à l’envers. Les Zones d’Éducation Prioritaire ne sont ni prioritaires, ni éducatives. Une ZEP est un ghetto organisé, en général sur les périphéries des grands centres urbains, de façon à ce que les meilleurs élèves étudient tranquillement dans les « bons » lycées du centre-ville, sans être dérangés par une « racaille » descendue de quelque banlieue louche. De façon aussi à contrôler, étape par étape, les élèves « naturellement » destinés à alimenter les gros bataillons analphabètes.


Il faut à l’économie de marché une masse énorme de travailleurs déqualifiés pour survivre. Le savoir est désormais interdit de séjour. Que des gens de gauche, ou qui se prétendent tels, aient massivement concouru à cet appauvrissement intellectuel constitue un scandale bien plus grand que si la droite s’y était risquée. Mais sans doute droite et gauche sont-ils des mots dépourvus de sens. L’éclatement du système scolaire français revient à couper les damnés de la terre de leur culture, de leurs racines. On prive volontairement le peuple de mémoire, en lui faisant croire que la technologie est le nec plus ultra de la formation. La culture est un socle. La technologie est un devenir, qui évolue sans cesse, et vous glisse des doigts alors même qu’on pense le dominer.


Une dernière remarque et non des moindres : l’ouvrier ne sait plus ce qu’il est. Il était autrefois membre d’une communauté, avec une histoire, faite de luttes, de succès et de replis, une dialectique de l’affrontement permanent. Coupé de sa propre histoire, le peuple n’est plus qu’une masse sans identité. Un objet entre les mains de ses maîtres. Quelque part au cours des années 70 a sans doute germé l’idée qu’un peuple amnésique ne se révolterait plus. Il faut pas mal de calories pour réussir une révolution. Il faut du savoir pour oser une protestation.


L’école a formé un troupeau aveugle. La vraie violence, elle est là. Le moyen de cet aveuglement fut particulièrement pervers : on a instillé dans les crânes encore mous des gosses la certitude que ce qu’ils pensent vaut bien ce qu’on leur enseigne. « C’est votre opinion, ce n’est pas la mienne » : voilà ce que l’on entend dans les salles de classe, dès que l’on tente d’ouvrir les yeux des élèves sur les réalités d’hier et d’aujourd’hui. La leur, ils se la sont constituée à grand renfort d’émissions de télévision, de rumeurs et de on-dit. Une opinion molle, une pensée loukoum. Penser, peser, débattre, cela suppose un travail, une connaissance, une volonté. Toutes valeurs battues en brèche par le prêt-à-penser qui tient aujourd’hui lieu de culture.


À vouloir épargner à l’enfant la plus petite peine (au double sens du terme, travail pénible et souffrance morale – et l’une des escroqueries de la nouvelle pédagogie est d’avoir lié les deux sens), ne fabrique-t-on pas des êtres inadaptés à une société qui ne fait aucun cadeau ? Comme si c’était l’objectif. C’est en tout cas pain bénit pour les exploiteurs de la misère, qui voient arriver sur le marché du travail des quémandeurs éplorés, déboussolés à la première rebuffade, victimes consentantes de toutes les oppressions, dépourvus qu’ils sont de ce fond intellectuel qui seul permet de se battre, ou en tout cas de gérer les crises. L’apprentissage est fait de traumatismes surmontés, de blessures cicatrisées, d’humiliations ravalées, de défaites, de déroutes même, retournées en victoires. Peu importent les batailles perdues, si l’on gagne la guerre. Et la guerre, la grande guerre, c’est la lutte contre le Crétin.


Ce que je dis de la méthode globale (ou semi-globale, cela revient au même) est connu depuis fort longtemps. Persister dans l’erreur ne peut donc qu’être le fruit d’un calcul délibéré. À moins d’incriminer le groupe de pression des spécialistes de la dyslexie, qui font leur beurre sur le dos des élèves carencés par l’enseignement, on doit croire à un projet délibéré.


Cette élimination de tout ce qui est soit esthétique, soit historique, est significative. Il s’agit de couper le peuple (on a bien compris que ces recommandations minimalistes ne s’appliquent pas à l’autre France, celle des « bons » lycées et collèges) de sa mémoire, d’un côté, et de sa capacité de jugement, de l’autre. Un peuple sans Histoire est, probablement, un peuple heureux – et même imbécile heureux. Un peuple sans goût, sans initiation aux beaux-arts, à la musique, à la littérature, est un peuple prêt à croire que la télévision offre des produits de qualité, entre deux publicités.


Un complot, vous êtes sûr ? Peut-être s’agissait-il simplement, à l’origine, de fabriquer une race nouvelle de purs consommateurs… Mais le résultat a dépassé les espérances du capitalisme et des « élites » autoproclamées, de gauche comme de droite, qui le soutiennent. À des populations déboussolées par un système éducatif qui se fait gloire d’enseigner l’ignorance, sous les jolis mots de didactique et de pédagogie, et qui fait la part belle à la « culture » des élèves – s’ils sont élèves, c’est qu’ils n’ont, justement, pas de culture –, les diverses théologies ont offert un prêt-à-penser bien pratique. Les convictions religieuses se sont faufilées sans peine dans des crânes soigneusement évidés.


L’idéologie qui s’est imposée depuis les années 60 est l’autonomie de l’individu, dégagé fantasmatiquement de son servage industriel. Qui parle encore d’aliénation, à une époque où prolétaire est devenu un gros mot ? Par un gauchissement inattendu de la théorie psychanalytique,l’individu est désormais la cause de ses propres errements : hors de moi, point de salut. Si le Moi devient la valeur de référence, toutes les instances de la société doivent être pensées pour lui. La télévision, après la radio, l’a vite compris. Voyez la télé-réalité, dont on sait qu’elle met tout et n’importe quoi en scène, sauf la réalité – sinon celle du spectacle. Elle offre leur quart d’heure de gloire aux plus humbles, à n’importe qui, à nous tous – puisque chacun, par définition, a quelque chose à dire d’essentiel… La pédagogie moderne, férue d’audiovisuel, en a tiré son esthétique : ne pas « violer les consciences » ( ?), ne pas imposer de connaissances, nécessairement externes à l’individu. Partir de ce que l’élève sait déjà, ou, pour être plus exact – le savoir imposant une attitude réflexive, je sais que je sais – de ce qu’il vit, de ce qu’il ressent…


Qu’est-ce qui légitime cette montée en puissance de l’individu ? Je crains qu’elle ne soit l’idée ultime des démocraties molles, pour lesquelles le citoyen est l’alpha et l’oméga, et l’État, inversement, un Léviathan totalitaire. En ces temps d’idéologies exsangues, il faut bien se trouver un diable pour se faire les dents. Mais l’individu n’est pas cette abstraction pensée par les belles âmes de la République. C’est le pauvre glaiseux courbé sur sa charrue, ou sa chaîne de montage, écrasé par des siècles de foi et d’aliénation, imposées par la famille, la tradition et l’État. Voltaire, qui n’y croyait guère, ne voyait à la religion qu’une tâche : garder la canaille dans le droit chemin. Ce n’est pas pour rien qu’il fut l’idole de la bourgeoisie louis-philipparde qui inventa le XIXe siècle – et le nôtre. Si le bébé est déjà une personne, il n’est pas un individu – ni l’enfant, ni l’adolescent. L’individu se définit comme une quête le plus souvent inaboutie. Le poids de la gangue est si considérable que l’on s’en extirpe difficilement, au prix d’un gigantesque travail sur soi. Cela ne déroute guère les pédants à la mode. L’ignorance, c’est la force. D’une part, on dénude l’élève de ce qu’il pourrait savoir, afin de retrouver son « être même », son « authenticité », qui seule lui permet de construire un « projet personnel » à chaque fin de cycle d’études… Puis, en oubliant le prix du sang et des larmes des révolutionnaires de 1789, de 1830, de 1848, de 1870, qui sont morts précisément pour se dégager du cocon des contraintes, et nous rendre enfin citoyens, on le renvoie sciemment à son milieu, à sa « culture ».